Le projet de la Ligne Nouvelle Provence-Côte d’Azur est contesté par des opposants écologistes. Un recours fortement décrié par le maire de Nice, Christian Estrosi.
C’est une révolution ferroviaire qui doit grandement renforcer le réseau.
La Ligne Nouvelle Provence Côte d’Azur entre Marseille et Nice est attendue pour une livraison complète d’ici à 2035 et pourrait connaître des mises en service successives de 2028 à 2030. Dans le viseur, les Jeux olympiques d’hiver 2030 dans les Alpes françaises.
Un chantier colossal, pour un coût de 3,6 milliards d’euros. À terme, les trains longeront le littoral, des Bouches-du-Rhône aux Alpes-Maritimes en passant par le Var, avec un objectif clair : une bien meilleure desserte du secteur. C’est d’ailleurs en partie dans cette optique que la gare Saint-Charles à Marseille se refait une beauté.
Les opposants réfutent le caractère d’utilité publique
Mais ce projet de grande ampleur n’est pas du goût de tout le monde. Comme le rapporte Le Figaro, des opposants ont déposé un recours auprès du tribunal administratif marseillais. Plusieurs collectifs entendent par cette action réfuter le caractère d’utilité publique de ces installations.
Leur avocat, Éric Dragone, dénonce un programme « complètement déraisonnable ». Pour lui, il « porte atteinte à l’environnement et est extrêmement coûteux compte tenu de la situation financière de l’État. »
Président du groupement « Stop LGV Sud Sainte-Baume », Didier Cade, préfère que cette dépense serve à un autre dessein. « Quitte à investir, nous estimons qu’il y a beaucoup mieux à faire en matière de transports dans la région, et moins cher », affirme le viticulteur de profession.
Peu de chances de voir la démarche aboutir
Selon le Me Dragone, « La création de nouvelles gares va créer une pression immobilière dans ces secteurs et porter atteinte aux terres agricoles. »
Le tribunal administratif de Marseille se penche sur ce dossier ce jeudi 19 juin. Mais d’après nos confrères, le rapporteur public, un magistrat indépendant chargé d’analyser le litige et proposer une solution, a conclu au rejet de la requête. Ce qui n’est pas un bon pressage pour les opposants.
Estrosi dénonce « les empêcheurs d’avancer »
De son côté, Christian Estrosi est monté au créneau contre ces accusations. « Voilà toute ‘l’écologie’ que je combats ! Celle des idéologues, celle des empêcheurs d’avancer qui pensent qu’on ne peut défendre la planète que par l’entrave. C’est terrible de faire tant de mal à une cause qu’on prétend défendre », insiste-t-il.
« Il y a quelques décennies, ils ont planté le TGV et essaient de nous refaire le coup aujourd’hui, alors que le train est le moyen de transport le moins polluant. »
Face à cette opposition, le maire de Nice, « Renaud Muselier et les élus de la majorité » ne veulent « pas laisser faire ». Le président de la Métropole niçoise veut aller au bout de ce projet, clamant que « c’est la qualité de vie des habitants de la région qui en dépend. »



Les opposants ne sont pas tous écolos mais sont des provençaux qui galèrent avec les trains en retards, annulés et aux heures de pointe, très courts
Tous les partis politiques n’ont pas envie de payer des taxes pour gagner 20 mn
Au contraire on a eu confirmation lors de l’audience que la ligne existante n’a bénéficié que d’un léger entretien depuis sa création (sic) le trajet Marseille Nice ce fait maintenant en 20 mn de plus que dans les années 70 avec le train : Mistral… 2h09… ça fait rêver non!? Ils ont laissé le système ferroviaire à l’abandon et veulent dépenser 20 milliards d’euros d’ici 2050 pour créer cette ligne polluante. Ce n’est pas le transport ferroviaire que nous stoppons ce sont des travaux pharaoniques et ruineux qu’ils veulent faire payer aux contribuables !