N’ayant pas obtenu le lancement d’une vraie rénovation de cette cité marchande, dont l’état serait notablement compromis, la Ville s’apprête à la saisir. C’est en tous les cas le sens d’un vote programmé en conseil municipal le 1er octobre.
La commune prévoit d’exproprier la Halle Raiberti négligée, estime-t-elle, par sa propriétaire privée. Avec la reprise en main de la Gare du Sud, elle aussi dans la panade, la municipalité reprend la main dans le quartier de la Libération.
Via un document que Nice-Presse vous dévoilait cette semaine, elle informait, début septembre, la détentrice des Docks de la Riviera que le manque de travaux d’entretien et de projet d’avenir pour les lieux “sont totalement inacceptables. Face à cette situation, nous envisageons de proposer au prochain Conseil municipal d’approuver le principe d’une déclaration d’utilité publique pour expropriation, au motif d’intérêt général”,
Cette cité, Nice-Presse l’évoquait au cours de ce reportage, début 2024 : “inaugurée en 1921, (elle) perdure depuis plus de cent ans. Un parfum d’antan, qui sent bon la Nice des années 1930, à l’angle de la rue Flaminius Raiberti. Avec sa façade ocre, son appellation qui en jette, et ses commerçants attachants, elle fut édifiée entre les deux guerres. Restée authentique, elle contribue à l’âme du quartier, au même titre que le marché de la Libé, malgré une notable perte de vitesse.”
L’équipe de Christian Estrosi nous glissait jeudi que “la volonté du maire est de protéger et préserver la halle, tout en ne laissant pas les commerçants dans cette situation”.
Ce que confirme la délibération qui sera présentée à l’assemblée locale la semaine prochaine et dont nous avons consulté une copie.
« Risque d’effondrement partiel »
Dans le texte qui sera rapporté par le premier adjoint délégué à la proximité, Anthony Borré, il est souligné que « la halle Raiberti présente un intérêt patrimonial certain ainsi que pour l’animation du quartier de Libération, en mutation et qui fait l’objet d’une politique de redynamisation (…) Ceci justifie la reprise par la Ville de cet équipement afin d’y maintenir le marché, dans une halle municipale, et de lancer, à cette fin, une procédure de déclaration d’utilité publique ».
La commune rappelle qu’elle a sollicité à plusieurs reprises la propriétaire pour qu’une vraie rénovation du site soit entreprise, sans, juge-t-elle, de résultats concrets et à la hauteur de la tâche.
Par ailleurs, plusieurs interventions liées à des impératifs de sécurité et d’hygiène ont dû être décidées, à quatre reprises, entre 2019 et 2022, aussi bien pour la présence de rats, que l’irruption d’infiltrations d’eau impactant le système électrique ou encore de « risques de contaminations croisées liés à la malpropreté des plafonds ». Avec, à la suite, « des actions curatives seulement ».
En 2022, par endroits, un « risque d’effondrement partiel » était même repéré sur une dalle, ainsi qu’une « dégradation de la façade » patrimoniale.
- Par ailleurs, d’ici au premier trimestre 2026, le gestionnaire privé Iera aura quitté la Gare du Sud, emportant avec lui son concept de “food court”. La Ville y ouvrira un centre culturel inspiré des Franciscaines de Deauville, tel que nous le développions dans nos colonnes mercredi.





Excellente initiative à condition de proposer des loyers accessibles aux petits commerces. Des nouvelles pour la cité Bonaparte ?
Une bonne chose en espérant que le projet de continuation de l’activité de Halle marchande persiste et que les loyers pour les commerçants ne soient pas pharaoniques !