Même les sympathisants de gauche se font à l’idée. Les plus pauvres réclament plus de fermeté à l’Etat.
C’était la proposition choc de la semaine. À Nice, la mairie recommande la mobilisation de l’armée dans les cités, pour « apaiser les choses ». Ces derniers jours, c’est l’ampleur du trafic de drogue à l’Ouest de la ville qui fait la une.
Le gouvernement n’a pas réagi à cette proposition formulée par le premier adjoint Anthony Borré - et n’a rien annoncé de nouveau non plus. Toujours est-il que l’idée fait du chemin chez les Français, d’après un sondage.
Une étude CSA pour CNEWS rendue publique mercredi 5 avril indique que 66% des Français seraient favorables au recours aux soldats pour lutter contre le narcotrafic dans les quartiers (33% se disent contre cette idée, 1% ne se prononcent pas).
Les femmes (71%) seraient plus favorables au recours à la force que les hommes (61%). Les jeunes de 18-24 ans (77%) sont les plus convaincus, alors que les moins favorisées « réclament le plus de fermeté ».
Les sympathisants de droite (autour de 80%) sont les plus fervents défenseurs de cette éventualité. À gauche, ils sont « une petite majorité » (51%) à se dire opposés.
Saisir la voiture des clients ?
Parmi les autres options sur la table, Christelle d’Intorni, la députée Les Républicains de Nice-Ouest - qui comprend la cité difficile des Moulins - appelle à saisir la voiture des consommateurs de drogue et à leur suspendre les aides sociales.
À notre micro le 5 avril, l’union de la gauche Viva préconisait, elle, l’ouverture d’un débat sur la légalisation du cannabis.
Cette semaine, Christian Estrosi - qui dénonce « l’inaction du gouvernement et de Gérald Darmanin » - a annoncé l’embauche prochaine d’une vingtaine de vigiles privés pour veiller sur les HLM, ainsi qu’un renforcement de la vidéoprotection, pour cibler les « clients » des dealers.
Sondage réalisé par questionnaire auto-administré en ligne sur un panel représentatif de 1.011 personnes âgées de 18 ans et plus, contactées les 4 et 5 avril.



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