En 2024, et particulièrement lors du dernier trimestre, l’activité économique en Provence-Alpes-Côte d’Azur a bien ralenti. Néanmoins, plusieurs domaines s’en sortent mieux que d’autres.
(Presque) la soupe à la grimace pour cette fois ! Comme elle le fait avec chaque note conjoncturelle, l’Insee nous offre l’opportunité de se faire une idée de l’activité économique en Provence-Alpes-Côte d’Azur. Pour cela, l’institut mesure les heures rémunérées, et compare leur total avec celui des années et des trimestres précédents.
Ce jeudi 27 mars, elle a partagé son rapport pour le quatrième trimestre 2024, soit d’octobre à décembre dernier. Et le document ne fait que confirmer la tendance des trois précédentes périodes étudiées. Après une augmentation de 1,2% au premier trimestre par rapport à 2023, puis 0,8% au deuxième et 0,5% au troisième, la hausse n’est cette fois-ci plus que de 0,3% au quatrième.
La région Sud fait mieux que le reste du pays
En clair, si l’activité économique progresse, elle le fait très légèrement, et surtout, de moins en moins nettement. Même si la situation reste meilleure qu’en France. Dans le reste du pays, on a observé une chute des heures payées au dernier trimestre 2024 (-0,1%).
On remarque que quelques départements tirent la région Sud vers le haut, notamment les Hautes-Alpes (+1,5% en décembre 2024) et les Bouches-du-Rhône (+0,9%). À l’inverse, le recul se poursuit dans le Var (-0,3%). Autre donnée remarquable, après une chute entre octobre et novembre 2024 (de +0,3% à -0,4%), l’activité est repartie de plus belle en décembre dans les Alpes-Maritimes (+0,4%).
L’hôtellerie-restauration se porte bien
Malgré la perte de vitesse globale en Provence-Alpes-Côte d’Azur, il faut savoir que certains secteurs affichent un meilleur bilan que d’autres. Trois domaines en particulier sont plutôt dans une excellente dynamique. Tout en haut de la liste, l’hébergement-restauration, qui peut se réjouir d’une progression des heures rétribuées de 2,3%. Il faut dire qu’il s’agit d’une « spécialité » locale concernant l’emploi.
Le secteur tertiaire non-marchand, ce qui entoure les branches reliées à l’éducation, la santé, l’action sociale et l’administration, demeure dynamique (+1,3%). L’industrie également a de quoi se réjouir (+1,1%), mais les deux filières ont néanmoins ralenti le pas sur la fin d’année 2024.
En revanche, le domaine de la construction est toujours dans le dur. Après un recul de 2,2% au troisième trimestre 2024, la baisse s’est accentuée entre octobre et décembre 2024 (-2,7%).
Taux de chômage le plus bas depuis 1982
Autre phénomène à relever, l’emploi salarié, qui, après une majoration de 0,3% sur le troisième trimestre, a dégringolé de 0,3% sur le suivant. Cela représente 5.600 postes en moins. Pourtant, le taux de chômage est au niveau le plus bas depuis 1982. Il s’élevait à 7,7%, après une perte de 0,2 point entre septembre et décembre 2024. A titre d’exemple, le taux est de 7,3% dans l’Hexagone.
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Enfin, il faut souligner une flambée des créations d’entreprises, avec pas moins de 26.515 nouvelles immatriculations dans la région Sud sur le quatrième trimestre 2024 (+2,5% par rapport au troisième). Un total à mettre en corrélation avec celui des défaillances des sociétés - 6700 en 2024 - alors qu’elles étaient 5800 à fermer en 2023 (+14,9%).



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