Municipales 2026 - De la critique aux propositions. Cela fait des années que la gauche locale griffe l’organisation du carnaval, bien trop axée, accuse-t-elle, vers les touristes et le marketing. La candidate des socialistes, communistes et écolos Juliette Chesnel-Le Roux développait mercredi sa vision pour de nouvelles festivités.
D’ici deux semaines et pour la toute première fois, Nice sacrera sa souveraine. L’édition 2026, « Vive la reine !», sera éminemment politique, à tout point de vue. « On a rendez-vous avec l’histoire » fait valoir dans Nice-Presse le maire-adjoint chargé de l’évènementiel, Graig Monetti (Horizons). « Nous réparons une injustice : depuis la fin du XIXe siècle, Nice n’avait couronné que des rois. Pourtant, notre cité est marquée par les femmes, par l’empreinte de grandes figures. Catherine Segurane, Simone Veil, et bien d’autres. »
Dans le détail, les réjouissances du mois de février « seront totalement engagées, et montreront tout ce qu’elles ont apporté au monde, en matière d’histoire, de culture, de sport, de progressisme, de libertés individuelles et dans tous les autres domaines. » Une thématique directement choisie par Christian Estrosi l’année dernière.
« À peine arrivés sur Masséna, vous découvrirez une exposition consacrée à Marianne, grâce à des personnalités qui se sont prêtées au jeu. Les corsi et les batailles de fleurs diront les choses les plus puissantes. Il reste énormément de travail et de chemin à faire en matière d’égalité femmes-hommes. Le carnaval fera rêver les enfants, mais éveillera aussi les consciences. »
« Trop souvent perçu comme une nuisance » ?
Ça, c’est pour la présentation municipale. Vendredi, les élus dévoileront d’ailleurs la maquette des chars royaux. Mais en pleine campagne électorale, l’opposition ne compte pas être en reste pour autant. Mercredi, la liste d’union de la gauche (PS-PCF-Écologistes) a ainsi présenté son contre-projet.
La formation de Juliette Chesnel-Le Roux propose de « redonner au carnaval son âme populaire et festive. Trop souvent perçu aujourd’hui comme une nuisance ou un événement réservé à quelques-uns, il doit redevenir un moment de joie partagée, au cœur de la vie niçoise. »

Des facilités existent déjà. Par exemple, soulignent les organisateurs, « si vous venez déguisé de la tête aux pieds, (vous n’avez pas à vous acquitter d’un ticket) en zones piétonnes pour les corsi. En revanche l’accès aux batailles de fleurs est entièrement payant, même si vous venez déguisés. » Et un grand lancement sous la forme d’un défilé, la « Carnavalina »; sur l’avenue Jean-Médecin avait été offert l’an passé devant 30 000 personnes. Insuffisant, selon « Unis pour Nice ».
Et les candidats progressistes de défendre « la gratuité des promenoirs pour les habitants, tout en maintenant une billetterie pour les visiteurs extérieurs. » Les tribunes resteraient bien réservées aux spectateurs payants.
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Plus de chars et une édition pour les enfants
Pour ce qui est de l’organisation, « nous voulons restaurer le nombre traditionnel de 21 chars », qui avait été réduit à cause de la flambée des coûts ; selon la mairie. « Et accroître la place donnée aux quartiers et aux associations ».
Parmi les nouveautés, Juliette Chesnel-Le Roux dévoilerait « un carnaval des enfants, dédié à la créativité, à la transmission et à la découverte. Ce rendez-vous permettra d’impliquer les écoles, les centres de loisirs et les familles dans une fête à la fois éducative et joyeuse » souvent réclamée par les habitants.
Comme Christian Estrosi (Horizons-Les Républicains) l’avait déjà promis mais pas tenu, « nous porterons la création d’un Musée du Carnaval au sein du futur Palais des Arts et de la Culture (actuel Palais des Expositions). Ce lieu permettra de valoriser les savoir-faire des carnavaliers, les archives et l’histoire de cette tradition unique au monde. »









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