Municipales 2026 - « Une campagne d’extrême droite, qui ne propose rien pour le quotidien des Niçois ». Graig Monetti, l’un des principaux orateurs de l’équipe de Christian Estrosi, revient sur les grands thèmes évoqués par le maire-candidat, sans épargner la liste rivale. C’est le moins que l’on puisse dire ! L’adjoint chargé de la jeunesse et des évènements annonce aussi le projet d’une nouvelle grande salle de spectacle.
Le maire s’est lancé parmi les derniers, en ayant souvent l’air agacé voire ennuyé. A-t-il changé d’état d’esprit ?
Je vois un maire qui est exactement dans la même énergie, le même état d’esprit que lors du premier jour de sa première campagne. Christian Estrosi a la pêche, il est concentré et déterminé.
La presse évoque une « campagne de caniveau ». Est-ce aussi de votre faute ?
Je trouve toujours absurde de lire une dénonciation de cette « campagne de caniveau » dans certains médias qui passent leurs journées à alimenter voire à générer des angles qui ne sont pas les plus intelligents du monde… Ce que je comprends, c’est que les Niçois veulent des débats avec du fond, et pas un simple affrontement entre deux personnes. Et ça, il faut l’entendre. Nous menons la campagne des vraies solutions, avec déjà des mesures pour le logement, la santé, l’éducation, les transports et nos services publics.

La Tribune Dimanche souligne qu’Éric Ciotti a réussi à s’entourer d’experts et de figures locales, alors que vous n’auriez pas, de votre côté, de colistiers qui rassembleraient autant. Ça vous inquiète ?
Mais des experts de quoi ? Chez Éric Ciotti, celui qui serait chargé des finances ne sait même pas où est la place Saint-Roch. L’éventuelle adjointe à la sécurité ne sait pas distinguer l’Ouest et l’Est de Nice. Ces gens-là ne sont pas nés ici, n’y ont pas travaillé et ne comprennent rien à notre ville. C’est du marketing. Ils auraient dû recruter quelqu’un qui s’y connaisse en déontologie et en éthique, ce qui leur aurait permis d’éviter de se séparer de Jean-Pierre Rivère deux mois seulement après son ralliement !
Christian Estrosi a choisi de se distancier de ce cirque, et de mettre en avant des personnalités crédibles et légitimes : le docteur Pierre-Marie Tardieux, une figure emblématique des urgences, Marie Grimaldi, qui a consacré sa carrière aux enfants, etc.
Trois mandats plus tard, à quel renouvellement faudrait-il s’attendre ?
La liste du maire sera composée de nouvelles incarnations mais aussi de celles et ceux qui ont une expérience politique de terrain. Ce renouvellement des personnalités doit être accompagné de celui des manières de faire, c’est une attente importante des Niçois.
On a tellement appris, écouté, réussi et, de temps en temps, échoué. Ce long chemin nous permet de présenter le projet le plus solide, celui qui comptera réellement pour le quotidien des habitants. Au cours du prochain mandat, les citoyens pourront faire voter des délibérations lors des conseils municipaux. Des référendums locaux seront organisés. Les gens sont en colère et ce pays risque l’effondrement, nous le savons : alors que notre « vivre ensemble » est menacé, nous ferons de la politique autrement.

Vos critiques sur le bilan d’Éric Ciotti au conseil départemental ne prennent pas, les siennes sur la gestion de la Ville et de la Métropole davantage. Comment l’expliquez-vous ?
Je pourrais vous retourner la question. Il serait intéressant que les médias s’y penchent. Éric Ciotti est engagé dans la vie politique depuis la fin des années 1980. Les seules choses qu’il a pu réaliser, c’était au service de Christian Estrosi. Et ensuite ? Qu’a-t-il fait dont on se souvienne tous ?
Il appelle à gérer le territoire comme une entreprise, alors réfléchissons avec ce prisme. Dans n’importe quelle boîte, il aurait été viré depuis longtemps ! L’action d’Éric Ciotti est honteuse d’inexistence. Ailleurs, on l’aurait licencié 72 fois : en quarante ans, il n’a rien impulsé, rien changé, rien créé chez nous.
Que vous aimiez ou non Christian Estrosi -il a ses défauts et maladresses, comme nous tous- son bilan, vous l’observez tous les jours. Et ce n’est pas terminé, il déborde de nouvelles idées.
Je m’interroge aussi au sujet de pratiques très discutables. Éric Ciotti en est à se montrer à des obsèques de personnes qu’il ne connaît même pas. Il a eu l’indécence d’écrire à ma grand-mère, lors du décès de mon grand-père, alors qu’il ne l’a jamais rencontré. C’est d’une indignité totale, mais je ne suis pas non plus surpris : il est sans foi ni loi. Sur fond psychanalytique et avec la méchanceté comme énergie, il n’a comme seul projet que de détruire Christian Estrosi. Il veut se battre, certes, mais pour des raisons qui le disqualifient.
Le maire a comparé son rival aux alliés du maréchal Pétain. En quoi peut-on dire qu’il serait « d’extrême droite » ?
C’est que l’on me pose la question qui m’étonne. Cet individu a tenté de vendre le parti gaulliste au Front national. Il s’affiche aux côtés de tous les élus d’extrême droite. À Nice, il nous présente une « liste sans étiquette ». C’est celle du RN, mais il prend les gens pour des cons en ne l’assumant pas.

Vos opposants assurent que Nice dérive vers Marseille, mais votre campagne n’est pour l’instant pas tellement axée sur la sécurité. Pourquoi ?
La campagne vient de commencer. Nous présentons 10 nouvelles mesures chaque semaine. Mais notre bilan parle pour nous. Ce que la Ville a fait avec la police municipale et les caméras a permis à Nice d’être très bien classée dans les palmarès de la délinquance. Il faut avoir en tête une chose fondamentale : la sécurité, c’est avant tout une mission de l’État. Je serais bien curieux de connaître les ambitions du préfet à ce sujet, non pas pour les semaines à venir, mais pour les six ou sept prochaines années.
Pour ce qui est de la jeunesse, il y a du mieux à Nice ces dernières années, avec de bons classements pour l’Université, beaucoup d’écoles privées qui ont ouvert, des palmarès flatteurs. Revers de la médaille : la crise du logement est plus sévère chez nous qu’ailleurs, étudier ici reste totalement hors de prix pour beaucoup de jeunes. Comment rebondir ?
Nous avons mené un travail colossal pour passer de 24.000 à 57.000 étudiants depuis 2008. Le nombre de studios (CROUS, hybrides, privés) n’a pas suffisamment évolué. Malgré le manque de foncier, nous créerons 10.000 logements au cours du prochain mandat, dont beaucoup seront réservés aux jeunes. Nous continuerons d’encourager les propriétaires de meublés touristiques à louer hors saison aux étudiants.

La gauche salue le succès du Stockfish, la salle de spectacle communale de Vauban, et voudrait même en aménager d’autres pour les différents quartiers. Comment développer cet équipement ?
Tout simplement en créant un nouveau Stockfish, complétant l’actuel (600 places debout, ndlr). Il atteint un maximum. Nous y organisons déjà 190 dates par an, toutes complètes. C’est une belle histoire, avec les Niçois de tous âges et de tous quartiers. Chacun s’y retrouve, avec une très grande variété d’évènements (concerts, humoristes, talents locaux, etc). Après « la plus petite des grandes salles », avec Christian Estrosi, nous proposerons… « la plus grande des petites salles ».

L’édition 2026 du carnaval sacrera pour la première fois de sa longue histoire une reine et non un roi. Faut-il s’attendre à un cru féministe, plus engagé et contestataire que ces dernières années ?
Je suis déjà très heureux d’être à nouveau invité dans Nice-Presse, un an plus tard, pour partager notre amour du Carnaval (sourire). Il sera féminin, donc ! On a rendez-vous avec l’histoire. Nous réparons une injustice, justement : depuis la fin du XIXe siècle, Nice n’avait couronné que des rois. Pourtant, notre cité est marquée par les femmes, par l’empreinte de grandes figures. Catherine Segurane, Simone Veil, et bien d’autres.
L’édition 2026 sera totalement engagée, et montrera tout ce qu’elles ont apporté au monde, en matière d’histoire, de culture, de sport, de progressisme, de libertés individuelles et dans tous les autres domaines.
À peine arrivés sur Masséna, vous découvrirez une exposition consacrée à Marianne, grâce à de nombreuses personnalités qui se sont prêtées au jeu. Les corsi et les batailles de fleurs diront les choses les plus puissantes. Il reste énormément de travail et de chemin à faire en matière d’égalité femmes-hommes. Le Carnaval de Nice fera rêver les enfants, mais éveillera aussi les consciences.









Ciotti se battrait pour 5000€ par mois ? Quand on voit les biens actuels d’Estrosi, on peut penser que ce n’est pas avec 5000€ par mois qu’il a pu arriver engranger ces possessions … Tout en cumulant un train de vie relativement luxueux. « A bon entendeur » … 🇲🇫
L’équipe « estrosienne » est satisfaite de 10 ans de règne sans partage. Le bilan ? Une dette colossale, une ville qui a perdu son âme, une Métropole qui n’a pas assuré (ni rassuré) après la tempête Alex. Critique l’éventuelle adjointe à la sécurité … Que penser de Noffri nommé à la circulation alors qu’il n’avait pas même le permis de conduire ? Et puis, que penser des « promesses si réélu » pour des problèmes parents depuis des années, de la fermeture des petits commerces niçois remplacés par des barbiers, kebabs, ongleries, laveries et autres épiceries exotiques ouvertes tous les jours et très tard le soir, que penser… Lire la suite »
Eric Ciotti fait le choix d’une campagne basée sur de l’anti-Estrosi au sens personnel que contre son bilan. Rien n’est proposé, il n’est là que pour avoir un siège d’opposition à 5000euros/mois au conseil municipale. Conclusion des municipales 2026 à Nice, soit on vote pour un bilan soit contre la personne du Maire.