Une nouvelle étude de la Fédération nationale de l’immobilier démontre que sur notre territoire, le prix du mètre carré a grandement progressé sur un an.
Chaque mois, les spécialistes publient leurs observations par rapport aux dernières semaines, souvent en comparant les tarifs du mètre carré à différentes échelles. Et depuis un long moment maintenant, les résultats à Nice sont en constante augmentation.
Comme nous l’écrivions le 18 mai dernier, le prix des biens ne fait que progresser dans notre ville, mais pas uniquement, car il s’avère que de nombreuses communes de la Côte d’Azur connaissent le même scénario, en particulier Antibes et Cannes.
Au Sud, une forte hausse
Le bilan dévoilé par la Fédération nationale de l’immobilier (Fnaim) est du même acabit, avec une analyse assez nette démontrant que les départements situés au bord de la Méditerranée voient le coût de la pierre flamber.
Prenons l’exemple des Alpes-Maritimes pour commencer, où le mètre carré est actuellement à 5.026 euros (appartement et maisons confondus), soit une hausse de 6,1% sur les 12 derniers mois. Les Bouches-du-Rhône connaissent une situation similaire (+6,1% et 3.805 euros). Quant à nos voisins du Var, ils vivent une progression encore plus fulgurante (7,6% et 4.239 euros).
Plus 10% dans les Hautes-Alpes
Ne mettons pas de côté les Hautes-Alpes, sans littoral, qui avec leur accroissement de 10% (2.769 euros le mètre carré), sont tout simplement la collectivité française ayant vécu la majoration la plus importante sur un an.
Sur le plan régional, en Provence-Alpes-Côte d’Azur l’augmentation est de 6,8%, ce qui n’est pas étonnant puisque d’après l’entreprise Guy Hoquet, la Région Sud est celle ayant enregistré la revalorisation la plus conséquente entre mai 2022 et mai 2023, juste derrière le Sud-Ouest (+9,8%).
Maintenant, si nous comparons notre territoire avec les départements possédant eux aussi de grandes cités, on constate que les Alpes-Maritimes ont un contexte totalement différent des autres.
Baisse à Paris, stabilité dans le Rhône
A Paris notamment, les tarifs de l’immobilier sont en baisse de -2,6% (10.519 euros le mètre carré), tandis que dans le Rhône, les montants varient très peu (0,8%, 3.948 euros). En Haute-Garonne (2,4%, 2.960 euros) et en Loire-Atlantique (2,2%, 3.315 euros), la progression est là, mais beaucoup moins marquée.
Ces chiffres correspondent davantage à la moyenne nationale (+3,7%), une poussée moins flagrante que lors des deux années précédentes. Une courbe et un marché qui se rééquilibrent au profit des acheteurs. Cette dynamique française, qui couve une crise du logement, serait due aux difficultés d’accès au crédit rencontrées par les ménages à cause de la hausse des taux.
Dans d’autres départements, les tarifs explosent
Ajoutons que si les Alpes-Maritimes font partie des croissances non négligeables dans notre pays, d’autres départements ne sont pas en reste, à l’image des Pyrénées-Orientales (+8,2%), du Morbihan (7,9%), de la Savoie (7,8%), la Corse-du-Sud (7,3%) et des Côtes-d’Armor (7%).










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