Pendant que la France attend de connaître les résultats des futures élections légis­la­tives, la candi­dature des Alpes françaises pour les Jeux olympiques d'hiver de 2030 est affectée par la situation politique.

L'heure n'est pas encore à l'inquiétude, mais c'est une compli­cation supplé­men­taire. En novembre 2023, les Alpes françaises, dont la Région Sud et Nice, sont entrées en négocia­tions exclu­sives avec le Comité inter­na­tional olympique (CIO) pour accueillir les Jeux olympiques d'hiver en 2030.

Du fait de cette nouvelle, la France était seule en lice pour recevoir la compé­tition inter­na­tionale, et cela ne devait ensuite être qu'une formalité jusqu'au vote final le 24 juillet prochain. Mais si l'affaire semblait entendue, l'actualité politique de ces derniers jours dans l'Hexagone pourrait rebattre les cartes. 

Encore des documents et des garanties à donner

Avec les élections légis­la­tives anticipées à venir les 30 juin et 7 juillet, la désignation définitive des Alpes "est soumise à la remise de garanties", a expliqué le CIO à l'AFP. Si l'instance a bien recom­mandé la candi­dature française, à l'instar de sa commission de futur hôte quelques mois plus tôt, les "documents n'ont pas pu être finalisés" en raison du contexte politique.

Les deux collec­ti­vités concernées, à savoir notre Provence-​Alpes-​Côte d'Azur et nos voisins d'Auvergne-Rhône-Alpes, doivent montrer patte blanche. Autrement dit, rassurer sur la bonne livraison des JO, un point à assurer "par la personne qui peut engager le gouver­nement", a expliqué Christophe Dubi, le directeur exécutif des Jeux au sein de l'organisme. Il faudra également être en mesure de prouver la "contri­bution de parte­nariat au budget d'organisation" de l'événement sportif des deux régions, mais aussi de l'État.

Le CIO est "confiant"

Néanmoins, il n'est pas encore temps de paniquer pour la candi­dature de la France, puisque le CIO est "confiant" quant à la réception des documents dans les délais. "Une lettre nous a été envoyée, faisant état d'un accord de principe sur les contri­bu­tions respec­tives des régions et de l'État", a ajouté Christophie Dubi. 

Le Comité national olympique et sportif français (CNOSF) a lui aussi commu­niqué sur X à ce propos. Il indique qu'il "poursuit son travail collectif pour livrer les éléments attendus par le CIO dans le contexte excep­tionnel que connaît notre pays". Il doit le faire avant la date fatidique du 24 juillet, soit deux jours avant la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques d'été à Paris.

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Rappelons que le budget de ces JO d'hiver 2030 devrait se situer entre 1,5 et 2 milliards d'euros. Une somme deux fois moins impor­tante que celle déboursée pour ceux de 2024.

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