Santé Publique France publie une étude portant sur les bénéfices d’une meilleure qualité de l’air : en Provence-Alpes-Côte d’Azur, les estimations soulignent que plusieurs milliers de décès pourraient être évités… chaque année.
On le sait, les inégalités au sujet de la qualité de l’air sont nombreuses. Les plus pauvres sont davantage touchés par la pollution. Il faut tout de même rappeler que ces derniers temps, on constate du mieux à Nice et plus globalement sur la Côte d’Azur à ce propos.
Dans ce domaine, la Métropole niçoise a initié un « Plan Climat », dont elle a dévoilé les premiers résultats en novembre 2024. L’organisme Santé Publique France (SPF), aussi, s’est intéressé à cette question au cours d’une étude partagée mercredi 29 janvier, avec des données comprises entre 2016 et 2019.
Elle s’intitule « Estimation des bénéfices potentiels pour la santé d’une amélioration de la qualité de l’air ambiant ». On peut retrouver les résultats adaptés au niveau régional, pour notre Provence-Alpes-Côte d’Azur.
Première étude du genre
Il s’agit d’une première pour l’agence nationale, qui s’est concentrée sur huit maladies, respiratoires, cardiovasculaires et métaboliques. Des pathologies comme le cancer du poumon, les pneumopathies, l’asthme, mais aussi l’AVC, l’infarctus ou le diabète de type 2 qui pourraient avoir comme lien ce que nous respirons.
Parmi les points à retenir de ce rapport, il y a tout d’abord le nombre de décès qui pourraient être évités en région Sud si le taux de pollution aux particules fines s’abaissaient réellement aux niveaux recommandés par l’OMS, l’Organisation mondiale de la Santé. L’estimation de SPF évoque le chiffre de 4100 morts par an en moins.
Des centaines, voire milliers, de nouveaux malades évitables
Il faut aussi souligner que l’exposition sur le long terme à la pollution atmosphérique est à l’origine d’apparition de maladies chroniques, aussi bien chez l’adulte que chez l’enfant. Ainsi, pour la dernière catégorie, une réduction des particules fines permettrait de diminuer de 330 à 2700 le total de nouveaux cas de pathologies respiratoires.
Quant aux plus de 18 ans, avec ce cas de figure, nous pourrions éviter entre 310 et 5800 nouveaux malades chaque année. Améliorer la qualité de l’air est donc un enjeu de santé majeur pour le Sud. Il est précisé qu’aucun territoire n’est épargné, ni les secteurs urbains, ni les plus ruraux. Des interventions sont nécessaires et doivent être « planifiées en concertation avec la population, pour être durables et équitables.»
Du mieux, mais ce n’est pas encore suffisant !
Au travers de l’enquête de Santé Publique France, on remarque également que les deux éléments observés, à savoir les taux de particules fines (PM2,5) et de dioxyde d’azote (NO2) peuvent donner des indications sur les sites les plus pollués.
Les PM2,5 sont extrêmement concentrés sur le littoral méditerranéen. Plus on s’éloigne de la mer, moins on y est soumis.
Le principe est un peu le même pour le NO2. Mais on note une différence non négligeable. Ici, les grandes aires urbaines, Nice, Marseille et Toulon, sont particulièrement exposées. Au contraire, les Alpes-de-Haute-Provence et les Hautes-Alpes sont globalement épargnées par cet air vicié.
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Il existe néanmoins des motifs de satisfaction, même pour les localités proches de la Méditerranée.
En effet, l’établissement public ajoute que « les concentrations de ces polluants sont en diminution depuis plusieurs années » en Provence-Alpes-Côte d’Azur. Néanmoins, le travail n’est pas terminé, puisqu’en 2021, toute la région dépassait les nouvelles lignes directrices de l’OMS pour les particules fines, exposant ses habitants à des maladies chroniques pouvant être fatales.





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