En raison notamment des différentes grèves estivales qui ont perturbé le trafic à Nice, l’aéroport azuréen affiche un très mauvais bilan. Une tendance déjà observée en 2024.
Ce n’est pas un problème nouveau dans la Baie des Anges. Si vous avez un avion à prendre à l’aéroport de Nice, il existe plus d’une chance sur trois qu’il ne parte pas à l’heure prévue. En octobre 2024, nous évoquions déjà les difficultés rencontrées par le site aéroportuaire pour respecter les délais.
Comment expliquer ce phénomène qui impactait aussi les trains en Provence-Alpes-Côte d’Azur ? Parmi les éléments de réponse à cette question, il y a la congestion aérienne. Très fréquenté, l’édifice niçois voit cette tension s’exacerber lors de la haute saison. L’été, la demande se fait plus forte, accentuant la pression sur les compagnies et le personnel.
On en veut pour preuve les grèves qui ont participé à compliquer le trafic au cours de la précédente période estivale. À la rentrée, le mouvement « Bloquons tout » avait lui aussi posé quelques soucis, même si cela n’était pas spécifique à l’aviation et de nature assez mineure. Tout ceci joue sur les mauvais résultats de la plateforme maralpine relevés par Flightright.
Presque quatre avions sur dix en retard à Nice ?
Le spécialiste de la défense des droits des passagers a publié les chiffres des perturbations dans les principaux aéroports de l’Hexagone. Le nôtre est l’un des moins performants en 2025, avec Paris-Charles-de-Gaulle (CDG). Depuis le début de l’année, plus de 30 % des vols en moyenne sont retardés d’au moins 15 minutes dans les plus grandes localités françaises.
À Nice, on grimpe à 38 %, soit 21.108 appareils sur les 55.275 départs programmés du 1er janvier au 27 octobre. Seul CDG a un ratio moins flatteur (39 %). Et c’est encore pire pour ce qui est des annulations. En presque onze mois, 709 ont été recensées, soit 1,28 % des voyages. C’est le plus haut pourcentage devant Toulouse (1,2 %) et Charles-de-Gaulle (0,96 %).
Pour un retard supérieur à 3h, vous avez le droit à des indemnités
Or, il faut rappeler que pour tout ajustement de plus de trois heures, les voyageurs peuvent demander un dédommagement compris entre 250 et 600 euros. À partir de deux heures sur de courtes liaisons, chacun a le droit à des repas et des rafraîchissements gratuits en guise de compensation.
Enfin, il faut prendre en compte que toutes les compagnies ne sont pas pointilleuses sur le versement des indemnités à la clientèle qui en fait la réclamation. Ainsi, Air France et sa filiale low-cost Transavia (8 sur 10) facilitent le remboursement en agissant assez rapidement en 2025. Au contraire de Vueling (1,5/10) et Ryanair (1/10), qui sont les sociétés moins bien notées par Flightright.






