Relancée par la Fédération des entreprises monégasques, la question du métro allant de Nice à Vintimille fait réagir. Moins perplexe que son allié Éric Ciotti, la députée Alexandra Masson a souhaité apporter son appui à l’idée.
Au mois de juillet, le président de la Fédération des entreprises monégasques (FEDEM) avait remis sur la table le serpent de mer du métro azuréen. Avec un édito, Philippe Ortelli relançait l’idée d’une « grande étude transfrontalière sur la faisabilité » de ce projet évoqué depuis des années.
Budget de quatre milliards d’euros, moins de 25 minutes pour rejoindre l’aéroport niçois depuis Monaco, améliorer le trafic routier et ferroviaire… Voici ce qui ressort de cette lettre ouverte. Un dossier dont la classe politique s’est largement emparée ces derniers temps.
La réaction la plus récente est celle d’Alexandra Masson, qui est d’autant plus concernée par ce sujet qu’elle est la députée de la quatrième circonscription des Alpes-Maritimes, le pays mentonnais. Or, ce moyen de transport, s’il voit le jour, sera amené à passer par son territoire afin de rallier Vintimille, en Italie.
« Solution pérenne »
Elle considère cette éventualité comme « une solution pérenne pour les déplacements entre Nice, Monaco, Menton et Vintimille ». L’élue qualifie la prise de parole de la FEDEM « d’excellente nouvelle », ce jeudi 11 septembre. Un réseau qui permettrait « de transporter les touristes et les 60.000 salariés français et italiens qui se déplacent quotidiennement en Principauté ».
Alexandra Masson rappelle d’ailleurs qu’elle avait défendu ce plan dès novembre 2023, face aux « dysfonctionnements de la ligne TER SUD » qui « restent récurrents ».
Elle voit en ce métro « une liaison sûre, fréquente et régulière pour des dizaines de milliers de voyageurs. » Cette figure du Rassemblement national 06 persiste donc dans cette voie, en poussant pour que cela devienne « un exemple de coopération internationale » entre les trois États concernés. Un outil pour « renforcer les liens transfrontaliers, qu’ils soient économiques, touristiques ou culturels. »
Éric Ciotti veut plutôt déplacer les emplois monégasques
Une position que ne partage pas tout à fait l’un de ses alliés, le chef de l’Union des droites pour la République, Éric Ciotti. Le Niçois s’est exprimé dans nos colonnes ce week-end, confiant sa perplexité sur ce projet. Il le juge « très couteux » et « pas accessible avant de nombreuses années ».
S’il veut renforcer le lien entre la métropole de Nice et le Rocher, le candidat aux municipales de 2026 souhaite davantage attirer des emplois monégasques dans la Plaine du Var, avec « des investissements issus des activités de la Principauté et le droit du travail, fiscal, social de Monaco. » Une autre perspective pour la Côte d’Azur.



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