Un outil interactif pour mieux anticiper la situation sur la Côte d’Azur en 2050 : grâce à des données scientifiques issues du GIEC, un expert a publié une carte nous donnant un aperçu de la montée des eaux sur le littoral. Plusieurs sites azuréens pourraient être notablement impactés.
Températures élevées, nuits tropicales, montée des eaux… Ces phénomènes sont depuis longtemps scrutés de près par les chercheurs. La question de la préservation de notre planète est aujourd’hui un enjeu majeur faisant l’objet de nombreux rendez-vous mondiaux. On pense évidemment à la récente conférence des Nations unies sur l’Océan donnée à Nice en juin dernier.
Pour mieux comprendre ce à quoi nous serons exposés en 2050 et en 2100, plusieurs outils existent, comme celui de Météo-France.
Concernant le niveau de la mer, une étude de la Nasa datant de mars 2025 expliquait qu’il avait gagné 10 centimètres en moyenne depuis 1933. Un phénomène lié à la fonte des glaces consécutive au dérèglement climatique.
Afin d’appréhender les changements que cela engendre sur notre territoire, l’un des co-auteurs du dernier rapport du GIEC (2021-2023), Gonéri Le Cozannet, a construit à partir de ces données une carte interactive. Conçue avec l’organisation Mercator Ocean International, elle offre un aperçu des dangers guettant les rivages de l’Union européenne d’ici à 2100.
L’aéroport de Nice en sursis ?
Sur la Côte d’Azur, on remarque cinq sites particulièrement à risque, à commencer par la zone de l’aéroport de Nice. Ce dernier, si les projections les plus pessimistes se réalisaient, se verrait englouti avec deux mètres d’eau supplémentaires par endroit. La Méditerranée pourrait aller jusqu’à frôler le parc Phoenix — avec les équipements actuels. Des travaux de protection pourraient avoir été menés d’ici là.
Les plateformes portuaires sont des lieux pareillement menacés, comme celles de Beaulieu, Saint-Jean-Cap-Ferrat, Mandelieu, Monaco et Menton. Dans cette dernière commune, on peut s’inquiéter pour le musée Jean Cocteau - Le Bastion…
N’oublions pas Cannes et son Vieux-Port. D’ici à 2100, il est question que le niveau marin grignote entre 63 centimètres et 1,01 mètre au vu de la trajectoire actuelle.
Et si la presqu’île de Giens était engloutie ?
Dans le Var, la situation pourrait devenir préoccupante pour la presqu’île de Giens, qui serait submergée dans 75 ans, d’après les calculs. Hyères doit donc se préparer à ce scénario catastrophe, elle qui est déjà confrontée à l’érosion des plages.
Précisons tout de même que cette carte a besoin d’être complétée par des résultats locaux. Il faut ainsi la prendre avec des pincettes, ce document ne prenant pas en compte les derniers aménagements (digues, enrochements…) et les futurs projets des mairies pour faire face à ces bouleversements. Néanmoins, ils reposent sur des données solides faisant état d’une menace pour 500 localités et 20% du littoral français.



Simple tu prends une assiette à soupe, tu la remplie d’eau presque jusqu’au bord. Puis dans cette eau tu rajoutes deux où trois glaçons. Au début il ne se passe rien car les glaçons flottent. Puis au bout d’ un moment par cette chaleur justement ils fondent et le niveau de l’eau dans l’assiette commence à monter pour finalement déborder.
Notre gros glaçons se nomme L’Arctique.