Candidat à (presque) tous les scrutins depuis près de 30 ans, Jean-Marc Governatori sera de nouveau sur la ligne de départ lors des municipales de mars prochain. Il représentera l’Écologie au centre, avec une série de mesures parfois détonnantes.
Une gauche morcelée à la conquête de la mairie de Nice. Plusieurs listes se mêleront à la lutte entre Christian Estrosi (Horizons-Les Républicains) et Éric Ciotti (UDR-RN), dont celles de Juliette Chesnel-Le Roux (PS-Verts-PCF) et de Mireille Damiano (LFI). Mais il ne faudrait pas oublier la candidature de Jean-Marc Governatori, qui porte, lui, les couleurs de « l’Écologie au centre ».
Cet ancien chef d’entreprise se bat pour « impliquer les ultra-riches niçois » avec diverses initiatives présentées mercredi 14 janvier durant une conférence de presse. Après avoir dressé son constat sur l’évolution de la localité - il la juge « vulnérable énergétiquement » - il a pu dévoiler ses propositions pour améliorer la situation.
Vendre certains logements de Côte d’Azur Habitat ?
Celui qui avait réuni 19,3% des suffrages au second tour de 2020 sous la bannière d’Europe Écologie Les Verts veut, par exemple, abandonner les projets des lignes 4 et 5 du tramway. Selon lui, cela permettrait de dégager entre 600 et 800 millions d’euros. De l’argent qui servirait à proposer des bus articulés en site propre, dont la mise en place « pourrait ne prendre que 18 mois ». La Métropole assure, elle, qu’il serait improbable d’absorber tous les flux par cette seule solution.
Le plan ménagerait « 300 millions d’euros de marge, que l’on utiliserait pour approcher l’autonomie énergétique de Nice », a-t-il ajouté. Autre idée pour trouver des moyens : « vendre tous les logements sociaux de Côte d’Azur Habitat qui ne sont pas situés dans la métropole. » Avec l’ambition de dénicher 400 millions d’euros (une idée empruntée à Eric Ciotti et vivement dénoncée par le bailleur HLM).
Les ultra-riches pourraient « adopter un quartier »
Le conseiller municipal sortant promet également de créer un fonds vert pour que ceux qui le souhaitent puissent investir dans des entreprises et solutions locales qui luttent contre le changement climatique. Il entend par ailleurs lancer une grande campagne pour sensibiliser les habitants au « risque de blackout énergétique ».
Autre suggestion, celle d’offrir la possibilité aux plus fortunés « d’adopter un quartier », ce qui signifie concrètement qu’ils financeraient la rénovation, les réseaux de chaleur et de froid, la géothermie ou encore le solaire.
« Potagériser » Nice
La liste comprend encore vingt mesures, parmi lesquelles l’extension du télétravail public pour limiter les déplacements, développer les recycleries, rénover et végétaliser les murs et les bâtiments ou encore installer des panneaux photovoltaïques un peu partout. Mais aussi « potagériser » la capitale maralpine (soit : développer les potagers) pour passer un cap dans l’agriculture urbaine.









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