On a demandé à l'adjointe au maire chargée des solida­rités ce qui est prévu pour venir en aide aux sans abri, alors que les pics de froid approchent.

Le 26 novembre au matin, un SDF d'une cinquan­taine d'années a été retrouvé mort, rue Pierre-​Devoluy. En janvier dernier, une "Nuit de la Solidarité" avait permis de dénombrer 200 personnes qui dorment dehors à Nice. Plus de 600 autres étaient pris en charge dans des héber­ge­ments d'urgence.

La mairie nous indique d'ailleurs qu'une nouvelle opération de ce type sera organisée en janvier 2023.

Nice-​Presse a interrogé l'élue niçoise Jennifer Salles-​Barbosa sur les dispo­sitifs actuel­lement déployés pour les SDF.

"Nous sommes prêts, nos outils sont en place toute l'année" explique-​t-​elle. "Nous avons le centre d'accueil de jour au XVe Corps avec 45 passages par jour, pour un petit déj, une douche… Des agents sont là pour les aider dans leurs démarches administratives".

"Nous avons aussi le centre d'hébergement d'urgence Abbé-​Pierre qui est ouvert toute l'année, avec 80 places pour les hommes, et une vingtaine pour les femmes".

Le plan hivernal est sur le point d'être déclenché, après le 15 décembre, ce qui signifie notamment que le site de la rue El Nouzah sera ouvert, pour les nuits.

Au sujet de la personne décédée le 26 décembre, Jennifer Salles rappelle l'importance des signa­le­ments effectués au 115 (numéro gratuit). L'individu qui a perdu la vie dans la rue n'était "a priori" pas connu des services sociaux.

"Toutes les personnes ne souhaitent pas forcément rejoindre nos struc­tures. Mais nous le proposons à chaque fois" complète l'élue.

Combien de SDF à Nice ?

À date, la mairie "n'a pas connais­sance du nombre total de SDF". Un nouveau recen­sement sera mené dans quelques semaines.

A été mise en place par la Ville une Équipe sociale mobile, un petit bus qui a traversé la place Garibaldi et le quartier de la Madeleine par exemple jeudi dernier, pour aller à la rencontre des publics en difficulté. 

Ce sont des volon­taires du centre de l'action sociale (CCAS) qui sont mobilisés, leur permettant notamment d'obtenir le RSA.

Le 5 novembre de l'an passé, nous passions une nuit avec les bénévoles du Secours populaire, confrontés à une pauvreté démul­ti­pliée — ce que nous avions fait cet été également.

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