Épisodiquement tout au long de l'année, mais surtout l'été, la place fait face à son lot d'incivilités. Les polices municipale et nationale n'ont pourtant jamais été aussi présentes. 

Au coeur de la saison, ce n'est pas toujours le farniente qui règne du côté de Garibaldi !

Après-​midis comme soirs, les riverains et les commer­çants doivent faire avec des bagarres, des agres­sions, des nuisances ou encore un manque de propreté dû à la négli­gence des touristes… 

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Pour tenter d’apaiser les choses, diffé­rentes opéra­tions sont mises en place par la Ville. Parmi elles, des patrouilles de la brigade cynophile mais aussi un poste mobile de la police municipale, comme l'avait annoncé Anthony Borré, premier adjoint chargé de la sécurité, dans nos colonnes.

En juin, nous avions rencontré des commer­çants qui ne voyaient alors aucun changement concret. Quel bilan dresser cette fois au mitan du mois d'août ?

"Créer de l'animation"

Florian Maltese, respon­sable de la brasserie ROZE constate "une nette amélio­ration au niveau de la sécurité depuis environ quinze jours". En ce moment, "un camion de CRS stationne devant le Monoprix, ou vers mon établis­sement, tous les soirs". Une réunion s'est tenue, il y a trois semaines avec les autorités.

Pour rester sur cette lancée, certaines personnes, dont Florian, vont monter l'association des commer­çants de Garibaldi et Segurane, une artère en plein boom. Leur objectif ? "On veut dynamiser toute la place avec des anima­tions, c'est peut-​être ça, la solution. Il ne se passe rien pour l'instant, du coup, elle est squattée".

"Il faut faire plus"

Sandra Mesiano, fonda­trice du magasin de vêtements Garçonnes, est confrontée, elle aussi, à de mauvais compor­te­ments. "On a beaucoup de gens alcoo­lisés qui hurlent ou qui urinent partout" Cela fait vingt-​cinq ans qu'elle est installée ici. "Depuis deux ans, la situation empirait".

Toutefois, depuis un mois environ, elle voit "un peu de mieux". "La police tourne réguliè­rement, il y a un peu moins de SDF…"

Pour d'autres en revanche, "il faut en faire bien davantage". Romain Blanc tient la cave à vins Bouchons & Co. "Le coin n'est pas assez nettoyé, des sans-​abri s’installent sur les bancs du tramway pour dormir, des gens vomissent ou défèquent dans la rue…" À Nice comme partout ailleurs, attirer du monde dans le coeur touris­tique tout en préservant la tranquillité de tous relève du défi de longue haleine…

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