C’est un plan en cinq axes qui doit « restaurer la sécurité du quotidien » pour les habitants des Alpes-Maritimes. La semaine passée, le préfet et ses équipes ont partagé les grandes lignes de leur programme pour lutter contre la délinquance. On est plus sur des priorités affichées que sur des annonces concrètes.
Sous la direction du ministre de l’Intérieur, Bruno Retailleau, qui a fait de cette question l’une de ses priorités, la Préfecture des Alpes-Maritimes a dévoilé son « plan de restauration de la sécurité du quotidien ». Un programme révélé le vendredi 21 février.
Pour sécuriser la voie publique, tout le « temps et en tous lieux », il est prévu de renforcer la présence des forces de l’ordre dans les sites les plus fréquentés. Les incivilités dans les transports en commun sont aussi dans le viseur des autorités, tout comme les occupations illicites.
Encore du travail dans la lutte contre les trafiquants
Le trafic de stupéfiants est également évoqué. Déjà en chiffres. Sur le département maralpin, les 1629 opérations « Places nettes » effectuées en 2024, soit plus au moins le même nombre qu’en 2023, ont permis de saisir drogues et armement.
Si la cocaïne - 205,87 kilos - a pris une grande part de ces découvertes (+113,12%), les autres stupéfiants, dont le cannabis, ont été moins dénichés - 2,164 tonnes de résine - qu’en 2023 (-26,15%). Les gendarmes et policiers ont aussi mis la main sur 94 armes à feu, une baisse de 6% par rapport à l’an passé. Ajoutons que cinq points de deal ont été démantelés — reste à voir s’ils seront bien dans la durée.
Face à ce que les services de la Préfecture appellent « la professionnalisation du narcotrafic », le haut-fonctionnaire prévoit de multiplier les actions de terrain et d’accentuer les investigations. Dans cet objectif, une « cellule de coordination » anti-drogue est mise en place depuis le premier trimestre 2025.
Deux nouvelles cellules spécialisées mises en œuvres
On souligne également la création d’une cellule de suivi pour la prévention de la criminalité organisée, inspirée de ce qui se fait pour les cas de radicalisation. Les deux entités doivent travailler en symbiose, mais ce second groupe se concentrera davantage sur les mineurs et leurs proches.
L’immigration est l’autre grand sujet du ministre de l’Intérieur, et il demande aux préfets de se montrer intransigeants. Une directive qu’Hugues Moutouh, dans les Alpes-Maritimes, applique de manière drastique, comme le démontrent les statistiques que nous partagions le 12 février dernier.
Souhaitant poursuivre dans cette voie, il est question d’amplifier l’utilisation des moyens technologiques ou encore de procéder à des actions ciblées pour le repérage des étrangers les plus dangereux et leur éloignement. Enfin, les deux derniers axes concernent les violences intra-familiales et la sécurité routière.
Pour le premier, il est question de sensibilisation dans les collèges et lycées, d’améliorer la prise en charge des victimes et d’étendre le réseau des acteurs de la lutte contre ces méfaits. Quant au second, nous rappelons que le barème des sanctions des suspensions du permis de conduire s’est durci. Le but est de mener la vie dure aux conducteurs circulant sous l’emprise de substance(s) ou avec le téléphone au volant.
Manque d’explications concrètes ?
Une fois que nous avons développé ce plan, il convient d’apporter quelques nuances. Déjà, ces explications sont très générales, on y trouve assez peu de concret, surtout des priorités évoquées. On s’interroge aussi sur les moyens mis vigueur pour les faire appliquer. Les effectifs sont globalement insuffisants à Nice ou à Cannes, principalement pour les enquêteurs — un point sur lequel le représentant de l’Etat répondait dans nos colonnes fin janvier.
Puis, il y a les chiffres 2024 de la délinquance dans le département. Comme nous l’expliquions dans ce sujet du 5 février, il y a du bon et du beaucoup moins bon chez nous. Le positif, moins de vols et de cambriolages. Le négatif, le trafic de stupéfiants et les homicides ont bien grimpé.





Nous verrons Ça.…je vois de plus en plus d’ivrognes, de cas sociaux dans l’Avenue Jean Médecin une horreur. Je pensais que la consommation d’alcool était interdite sur la voie publique j’ai dû me tromper . Les clochards sont écroulés sur les trottoirs avec des tas d’effets personnels . La cou des miracles sans les miracles car la police municipale n’a pas d’autorité sur eux. Une catastrophe.