- Vous lisez un épisode de “Libération, l’identité préservée”, l’un des dossiers de Nos Quartiers, le magazine qui parle de vous.
Il s’en est passé des choses, ces derniers mois, du côté de la Libé. Il y a presque tout pile un an, la halle gourmande de la Gare du Sud était de retour. Aux portes du quartier, le centre Iconic vient d’ouvrir ses premières enseignes, drainant son lot de curieux. Au printemps 2023, l’association des commerçants, profondément renouvelée, changeait de nom, et de bureau.
Nice-Presse fait le point avec son président, Romain Filancia - gérant du restaurant italien Da Andrea - après avoir reçu les responsables des différents comités de riverains dans le cadre de Nos Quartiers, notre nouveau magazine gratuit consacré aux territoires niçois.
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Nice-Presse : Voici un an que vous avez été choisi pour présider « Coeur de Libé ». Un premier bilan ?
Romain Filancia : Cette année a été très positive. On a renforcé le lien entre les commerçants, autour d’une vraie dynamique. On parle de la Libération. Chacun a compris où est notre intérêt commun. Je mettrais un bémol sur le fait que nous n’ayons pas pu lancer toutes les animations prévues. Mais le contexte économique nous oblige à nous concentrer sur nos affaires respectives.
À titre personnel, j’en tire un bel enrichissement humain. Je suis un fervent supporter et défenseur de Nice en général, et de la Libération en particulier. On a passé un an à échanger avec tout le monde, à soutenir les uns et les autres, mais aussi à écouter avec attention, à s’inspirer des anciens. C’est aussi l’une des valeurs de chez nous.
Que trouve-t-on dans vos cartons ?
L’organisation prochaine du « Festin de la Libé » ! Nous dévoilerons bientôt la date, mais ce sera pour cet été. Avec une première édition à taille humaine. Elle fera la part belle à toutes les associations du coin, en particulier les comités de riverains.
Il a pu exister une « barrière mentale » pour certains Niçois et touristes au niveau du pont SNCF. Le quartier a-t-il réussi à attirer davantage ?
Ça a, déjà, beaucoup changé. Les touristes, on les voit. Notamment grâce à de nouvelles activités, comme la reprise en main du Monsigny, avec une équipe très dynamique.
Je veux souligner l’impact des médias locaux, celui de Nice-Presse surtout et évidemment, mais aussi celui des autres. On a montré une nouvelle image de la Libé, on a donné envie aux gens. Sans dire que tout est parfait ici, puisqu’il y a des problèmes à y régler, comme partout. Mais le positif surpasse très largement le négatif !
Vous appeliez l’an passé à piétonniser Malausséna notamment pour en faire une galerie d’art à ciel ouvert. Où en sommes-nous ?
C’est un sujet controversé alors qu’une large majorité d’avis favorables se dégage. Je salue l’action de Gaël Nofri (le maire-adjoint chargé de la circulation, NDLR) qui a lancé une étude, pour voir ce qui est possible. Manifestement, cette piétonnisation créerait, en l’état actuel des choses, bien des complications. Alors ça tombe à l’eau. Mais rien ne dit que le débat ne sera pas relancé ces prochaines années.
La nouvelle version de la Gare du Sud a-t-elle autant attiré de monde qu’espéré ?
On est tous attachés à ce monument local. Mais on n’a pas attendu après lui pour vivre. La Libé existe en elle-même, par ses commerçants « ancestraux ». Peut-être que la halle aurait pu attirer davantage les foules, je ne sais pas. Les soirées thématiques, elles, ont ramené des jeunes, que nous n’avions pas auparavant. Avec les travaux effectués qui éviteront les nuisances, j’espère que de nouvelles seront lancées. Les repreneurs sont de bonne volonté.
Et Iconic, vous y logez beaucoup d’ambitions ?
Je ne me place sur le débat du côté écolo ou esthétique du bâtiment. Je donne mon avis sur l’attractivité. Dans un quartier compliqué, celui de la gare, je pense qu’Iconic va apporter de la sécurité et beaucoup de lumière, dans les deux sens du terme.
L’actu, c’est aussi l’ouverture imminente du parking Jeanne-d’Arc. Suffisant pour régler les soucis de stationnement que vous pointez ?
C’est un « plus » bienvenu. Ça ne changera pas tout, mais on s’en réjouit. Pour autant, on est dans le Sud (il sourit). Ici, en voiture, on s’arrête au milieu de la rue parce qu’on a croisé des copains, moi le premier ! Alors tout ne se règlera pas demain.






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