À quelques mois de l’élection municipale, la Ville de Nice a encore des projets pour ses équipements sportifs. Avec du neuf attendu, notamment pour la future patinoire, un plus grand stade de rugby à l’Ouest de la commune et toujours ce serpent de mer du « Palais des Sports ».
Régulièrement attaquée, la politique sportive de mairie n’est pas mise en sourdine à quelques mois du scrutin des municipales. Au contraire, elle reste très active, comme a pu l’expliquer dans nos colonnes Pascal Condomitti, l’adjoint de Christian Estrosi en charge du dossier. Dimanche, il s’est penché sur plusieurs dossiers chauds, à commencer par la nouvelle patinoire.
« L’opportunité exceptionnelle » de la future patinoire
Celle-ci doit voir le jour en 2029, « parce qu’il faut qu’elle tourne six mois avant les Jeux olympiques », a précisé celui qui est aussi vice-président de la Métropole. « Le projet est encore à l’étude. La Solidéo (Société de livraison des ouvrages olympiques) donnera les chiffres réels une fois les entreprises désignées. Aujourd’hui, on entend des montants fantaisistes (130 millions pour ce nouvel équipement) agités par des gens qui n’y connaissent rien. » Seuls 20% des dépenses seraient couvertes par la commune.
Selon le membre de la majorité, il s’agit d’une « opportunité exceptionnelle, grâce aux JO, d’avoir une structure ultra-moderne. Si la Ville avait dû construire seule, le projet n’aurait pas pu aboutir. »
Et à ceux qui affirment que les sommes sont trop importantes pour « juste pour du hockey », il répond ceci : « Quand il y aura 5.000 spectateurs à chaque match, ils verront ». Et de souligner l’arrivée d’investisseurs privés auprès des clubs, et les opportunités de médailles.
Quid de Jean-Bouin ? Un centre aquatique !

Maintenant, qu’adviendra-t-il de la patinoire Jean-Bouin ? Pourra-t-elle tenir jusqu’à 2029 ? « On ne va pas réinvestir massivement dedans puisque la nouvelle arrive, mais on entretient chaque année, insiste Pascal Condomitti. Jean-Bouin va continuer d’exister, mais sa deuxième vie sera 100 % aquatique. La glace deviendra un bassin. » Un centre aquatique, avait promis le maire précédemment.
D’ici trois ans, un stade de rugby plus accueillant

L’équipe de rugby de la commune, Nissa Rugby, bénéficiera-t-elle prochainement d’un stade étendu dans le secteur des Arboras ? Le sujet est pour l’instant en gestation. « Le maire s’est engagé sur un stade de 10.000 places (les tribunes seront donc enrichies, NDLR), et les procédures suivent. On présentera une délibération, une nouvelle étape, au Conseil municipal de fin décembre. C’est un projet important, financé par la Ville, avec le soutien du Département des Alpes-Maritimes et de la Région Sud. La livraison visée, c’est 2029, confie l’adjoint. Et la descente en Nationale n’a rien changé. Grâce aux investisseurs, on a une équipe qui pourrait rivaliser avec le top 5 de Pro D2. »
De la demande, mais une faible mobilisation pour le Palais des Sports ?

Enfin, la transformation de la caserne Auvare est particulièrement scrutée. Mais pour quelle utilité ? Deviendra-t-elle le palais omnisports tant réclamé ?
« On a lancé la concertation. Résultat : 84 % de votes favorables… mais moins de 2.000 votants. Les clubs m’ont dit « Pascal, il faut ce Palais des Sports », mais derrière, pour se mobiliser, il y a moins de monde. Cela dit, le maire est déterminé, martèle Pascal Condomitti. On veut un pôle sportif complet. Une salle de 2.500 à 3.000 places, modulable, qui servirait au volley, au hand féminin et au basket féminin. C’est pour eux, d’abord, que ce projet existe. »







Et une piste d athlétisme indoor ?