Le développement de Nice-Ouest fait beaucoup parler ! Après avoir fait un point dans nos colonnes sur l’installation des écoles du supérieur dans la Métropole, son vice-président Xavier Latour, par ailleurs président de l’Etablissement public d’aménagement de l’Eco-Vallée, répond à nos questions sur les chantiers en cours… et sur leur finalité.

- Lire notre dossier spécial : NICE INNOVE !
Comment la Métropole se mobilise-t-elle pour attirer des chercheurs, des innovateurs ?
Une collectivité seule ne peut rien faire. Le cercle vertueux que nous avons lancé, nous l’avons initié avec nos partenaires. L’Université Côte d’Azur compte 2000 enseignants-chercheurs, 3000 si l’on ajoute les organismes proches, et une cinquantaine de laboratoires, dans tous les domaines (les maths, la chimie, l’Observatoire de la Côte d’Azur,…). L’UniCA est aujourd’hui l’une des dix, en France, à être reconnues pour leur excellence.
L’autre pilier, c’est celui de l’entreprise, puisque l’innovation, c’est la concrétisation en termes économiques d’avancées permises par cette recherche. Le secteur a compris que Nice présente bien des opportunités, les installations de startups en témoignent.
La Métropole soutient la recherche : nous accompagnons, pour 200.000 € chaque année, des doctorants par exemple, quand les thèmes correspondent aux priorités du territoire : le vieillissement, l’environnement… Six chercheurs sont soutenus en ce moment.
Nous aidons les startups dont le travail est en lien avec les recherches menées par l’Université. Par ailleurs, avec le Blue Innovation Challenge, un appel à projets, nous attirons et soutenons aussi des entreprises de pointe (entre 30 et 60.000€ pour chacune) pour la protection des milieux marins.

Et pour les investissements plus lourds ?
Nous avons créé un environnement de travail adapté. Je pense par exemple à l’ouverture, il y a dix ans, du Hub de l’innovation, avenue Simone Veil : on y trouve des jeunes pousses et des écoles. La Métropole a contribué à porter la construction de l’Institut Méditerranéen du Risque de l’Environnement et du Développement Durable (l’IMREDD) et plus récemment, de l’Institut de Physique de Nice.
L’Eco-Vallée permet la création de ces instruments stratégiques, de première qualité. Sans l’opération menée dans la Plaine du Var, je ne sais pas comment nous aurions pu être en capacité de nous développer sur ce plan-là.
Nous avons inscrit le quartier Parc Méridia dans un programme de l’Etat, « Démonstrateur de la ville durable », obtenant ainsi des financements. Ce sera un terrain d’études et d’expérimentation, donc d’innovation. Dans cette zone que nous créons de toutes pièces, nous intégrons de l’agriculture urbaine, de l’économie productive, des logements, des mobilités douces. Un quartier modèle !
On parle beaucoup de « bétonisation de la Plaine du Var ». Qu’est-il fait pour que les aménagements y soient responsables ?
Rien ne s’y fait sans appliquer la Charte Eco-vallée Qualité : elle impose un cahier des charges strict, du chantier jusqu’à la livraison (traitement des déchets en circuits cours, réduction des nuisances sonores, création d’espaces végétalisés et perméables, bâtiments éco-responsables, etc). Là aussi, nous innovons, puisque nous obligeons les acteurs du bâtiment à repenser leurs méthodes de travail.

Et sur le plan de l’identité ? Qu’est-ce qui peut distinguer les nouveaux bâtiments inaugurés à Nice-Ouest de l’étalement urbain que l’on connaît déjà à Bordeaux, Lyon, etc ?
Nous sommes sur les mêmes logiques. C’est l’Etat qui a souvent la main sur les établissements publics d’aménagement. Les activités ne s’étalent plus : on essaie de les concentrer sur un minimum de terrains. Chaque métropole a ses spécificités. Nous, nous avons besoin de beaucoup de bureaux, le tertiaire est très demandé. Nous avons commencé par les mobilités, avec de belles lignes de tramway. Arrivent aussi des programmes immobiliers innovants, je pense à Joia Meridia. Nous attirerons les jeunes avec une vraie ville du quart d’heure : aéroport international, grande gare, tram, commerces, centre d’affaires et habitat de qualité.
Quand sera-t-elle achevée, cette Éco-Vallée ?
D’ici à la deuxième partie des années 2030.
Qu’est-ce qui nous rapproche, ou nous distingue de Sophia Antipolis ?
Nous avons conçu, à Nice, nos aménagements avec le triptyque logement-mobilités-travail, ce n’est pas le cas de Sophia. On y trouve essentiellement le travail. Et pour les mobilités, ce n’est pas évident. En matière de recherche, il y a des complémentarités : des chercheurs font la navette entre Nice et Sophia sur de mêmes projets. Chacun a ses atouts et ses succès.





Voila le projet qui va réveiller Nice, la belle endormie depuis son faste des années 90.Perspective de 30 000 nouveaux habitants et 50 000 nouveaux emplois, Ce nouveau souffle est bienvenu, on voit déjà ses effets où la poursuite d’étude et premier emplois arrivent dorénavant à se faire, sans le passage par Paris obligé à l’époque. Ce sont donc autant de nouveaux foyers, nouvelles naissances et maintient de lien familiaux ici pour faire vivre a l’année la ville de Nice et ses commerces, et remplir chaque jours un peu plus le Stade en soutien pour le Gym. Le reste n’est que démagogie politique… Lire la suite »
Qu’est devenue la riche plaine agricole du Var, qui nourrissait la ville de Nice en maraîchage ???
On préfère importer des salades d’Espagne et des haricots verts du Kenya ??? ☹️😥😡