Les abords de l’Allianz Riviera et du centre d’entraînement sont sous haute surveillance ce vendredi, avec l’interdiction stricte pour les supporters de l’OGC Nice de s’en approcher. Cette décision préfectorale, appuyée par le déploiement d’une centaine de membres des forces de l’ordre, vise à sécuriser le barrage retour à huis clos face à Saint-Etienne. Les autorités redoutent de nouveaux débordements après une série d’incidents violents survenus ces derniers mois.
La tension restera palpable bien au-delà des grilles. Alors que l’enjeu sportif bat son plein sur le gazon pour cette rencontre cruciale, l’attention sécuritaire se déplace massivement sur le bitume à l’extérieur.
Les passionnés du ballon rond azuréen devront vivre cet événement majeur loin de leur antre habituel. La préfecture a tranché fermement ce vendredi en bannissant purement et simplement toute présence aux abords des infrastructures sportives de la ville.
Cette mesure radicale concerne à la fois l’enceinte de l’Allianz Riviera et les installations du centre d’entraînement. L’enjeu est colossal pour ce match décisif entre la formation locale et le club stéphanois. Les deux équipes s’étaient quittées dos à dos mardi lors de la première manche en terre forézienne sur un score vierge.
Un dispositif sécuritaire massif déployé sur le terrain
Face aux lourds antécédents existant entre les franges radicales des deux camps, la Division Nationale de Lutte contre le Hooliganisme a classé cette soirée au niveau quatre sur une échelle de cinq. Ce classement entraîne une mobilisation logistique exceptionnelle.
Une centaine de membres des forces de l’ordre quadrillent le secteur. Une unité de force mobile a même été appelée en renfort pour consolider ce maillage sur le terrain.
Un poste de commandement spécifique s’active plusieurs heures avant le coup d’envoi. Il restera opérationnel bien après le coup de sifflet final pour coordonner efficacement les patrouilles.

L’ombre des récents accès de violence plane sur la rencontre
Cette tolérance zéro s’explique par un passif particulièrement lourd. La semaine dernière, à la veille de la finale de Coupe de France perdue par le club azuréen à Paris, une rixe impliquant des dizaines d’individus a fait sept blessés, dont un grave.
Quelques jours plus tôt, le 17 mai, le terrain avait été envahi au terme de l’ultime journée de championnat face à Metz. Ce chaos avait engendré des dégradations matérielles et des heurts, blessant deux représentants de la loi.
Le climat délétère remonte même à novembre dernier. Des joueurs avaient été pris à partie par leur propre public devant leur lieu d’entraînement, à la suite d’un revers à l’extérieur.
Le représentant de l’État se montre aujourd’hui inflexible. « Quel que soit le résultat (…), le sport ne sera jamais un prétexte pour commettre des actions violentes », prévient fermement le préfet Laurent Hottiaux.
Les consignes dressent une ligne rouge très claire pour cette soirée sous haute surveillance. « Si des dégradations ou violences sont commises ce soir, les individus seront immédiatement interpellés et mis à disposition de la justice ».
Ce qui est important
- Une interdiction préfectorale stricte d’approcher le stade et le centre d’entraînement est imposée aux supporters pour ce barrage retour.
- Un dispositif massif d’une centaine de membres des forces de l’ordre est déployé en raison de l’historique violent et du classement à risque de la rencontre.
- Une fermeté totale est affichée par la préfecture, prête à interpeller immédiatement tout individu commettant des violences ou des dégradations.
Nice-Presse avec agence





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