Alors que trois plages privées sont pour l’instant ouvertes aux Sablettes, l’idée d’une alternative « municipalisée » gagne du terrain. Le groupe d’opposition « Nouvel Élan pour Menton » propose une gestion en régie sur un lot non attribué, tandis que la majorité assure déjà y travailler.
Sur les neuf lots existants, seuls trois « fonctionnent » : La Cabane, Les Sablettes, le Beach Club et La Dolce Vita. Dans ce contexte, la création d’une plage communale, bon marché, gérée directement par la Ville, revient avec insistance.
Le groupe, désormais conduit par Cédric Monteiro depuis le départ de Sandra Paire au Sénat, a remis publiquement cette proposition sur la table. « Il ne s’agirait pas de rendre privée une publique » démine l’opposition.
L’idée serait d’utiliser un lot non attribué pour y installer une plage simple, sans restauration, avec des tarifs dits accessibles et des places dédiées aux personnes à mobilité réduite.
Ces élus citent notamment l’exemple d’Antibes, où une régie publique propose des transats à prix préférentiels, avec réservation depuis le site de la collectivité. À Menton, « Nouvel Élan » veut défendre le même esprit.
Un projet déjà évoqué et lancé par la majorité
Ce scénario rejoint une piste défendue par la majorité. Gabriel Tomatis, le nouveau député de la quatrième circonscription des Alpes-Maritimes, a d’ailleurs salué « une bonne idée », tout en rappelant qu’elle figurait selon lui dans le programme d’Alexandra Masson. « Merci aujourd’hui d’en reprendre les propositions » a-t-il souri.
Le parlementaire renseigne par ailleurs que la maire a pris attache avec la DDTM, la Direction départementale des territoires et de la mer, et que des discussions sont en cours « afin d’aboutir rapidement à des solutions concrètes pour les Mentonnais et nos visiteurs. »

Interrogé dans Menton-Presse sur le développement maritime et le littoral, Jean-Christophe Storaï, le premier adjoint, nous expliquait pour sa part que les appels d’offres seraient rouverts et attribués.
Il ajoutait surtout qu’Alexandra Masson souhaitait voir émerger « une plage accessible aux familles et aux Mentonnais, avec peut-être des matelas à prix préférentiel, sans forcément une grosse activité de restauration. » Avec une philosophie : « Tout le monde a le droit d’avoir accès à un certain niveau de confort. »





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