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Bordeaux à pied ? C’est ce qu’envisage la majorité EELV de la ville. D’ici 2023, la zone piétonne devrait passer de 40 à 65 hectares. En cas de réélection du maire écolo Pierre Hurmic, c’est tout le centre-ville qui pourrait bannir les voitures. Nice doit-elle suivre le même chemin ?
« L’exemple », c’est Ljubljana. Depuis 2007, la capitale de la Slovénie a pris le pari de dire stop aux voitures. Seule exception, entre 6 h et 10 h du matin, les rues sont accessibles aux riverains et livreurs véhiculés.
Ce chemin, Bordeaux veut le suivre si Pierre Hurmic, maire EELV, venait à être réélu lors des prochaines élections municipales.
Pour le moment, le projet est d’agrandir la zone piétonne de 40 à 65 hectares.
« On veut écrire l’histoire d’une mobilité joyeuse et apaisée. L’objectif est de faire de Bordeaux l’une des plus grandes villes piétonnes de France » a expliqué Didier Jeanjean, adjoint chargé de la nature en ville et des quartiers apaisés, auprès d’Actu.fr.
Si l’on en croît le succès de l’initiative à Ljubljana, l’impact pourrait être positif pour les commerces, la tranquillité des riverains et des passants.
En termes de pollution, les émissions de fumées noires ont baissé de plus de 50% dans la capitale slovène.
Nice sans voitures ?
La cité azuréenne prévoit aussi de réduire la présence automobile dans les années à venir, sans être « anti-bagnoles » pour autant.
L’instauration d’une ZFE (Zone à faible émission) dès le 31 décembre, mais aussi la limitation à 30 km/h dans le centre-ville ou encore le développement des transports verts et des pistes cyclables sont des éléments destinés à passer un nouveau cap dans la transition écologique.
Dans une interview accordée à Nice-Presse, Richard Chemla, délégué à la Santé, à l’Écologie et au Bien-être, le soulignait également en mai dernier : « en ne lésant personne, en prenant le temps, en trouvant des compensations, il faut sortir la voiture de la ville. Elle nous rend malade. »
Est-ce que « piétonniser » la ville serait une solution ? Durant l’été 2021, certaines rues ont pu y goûter provisoirement. L’objectif était de permettre l’extension des terrasses de bars et restaurants, alors soumis à une jauge d’accueil de 50%.





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