PARTIE 1/3. Au Conseil départemental, Charles Ange Ginésy (LR) manie l’art de l’équilibre, avec une majorité composée d’élus UDR, le parti d’Eric Ciotti, et de Républicains, qui siègent ensemble dans l’hémicyle maralpin mais qui s’opposent vivement partout ailleurs. Juste avant le top départ de la campagne des élections municipales, le président des Alpes-Maritimes livre ses vérités politiques.
- PARTIE 1… Rapport au RN, élections municipales, Éric Ciotti, LR… Les vérités politiques
- PARTIE 2… Collèges, Roseland, chantiers… « Nos projets pour Nice »
- PARTIE 3… « Le Département apaise, et réduit les fractures » : le bilan d’étape du président
Nice-Presse : Votre ligne jusqu’alors, c’est celle du « patriotisme départemental », c’est-à-dire qu’au Conseil, les intérêts locaux priment sur le national. Certes. Mais avec les municipales qui approchent, comment votre majorité pourrait-elle évoluer avec des élus qui vont s’affronter les uns aux autres dans les différentes communes du 06 ?
Charles Ange Ginésy : J’aborde tout ceci avec beaucoup d’attention. Les choses seront tenues, avec la ligne que j’ai pu fixer. C’est l’intérêt des Alpes-Maritimes qui m’importe, et la majorité tient. Je n’ai jamais lâché ni mes convictions, ni ma famille, celle de la droite républicaine, même si je ne suis pas dans la politique politicienne.
Pour le citoyen, la situation peut être confuse, avec des élus qui s’accusent de tout sur les réseaux sociaux et dans les médias, mais qui siègent ensemble, dans un même groupe au Département…
Ce qui nous rassemble, c’est l’engagement local. On peut siéger ensemble avec des idées différentes. Le holà, moi, je le mets déjà. Au Département, on parle du département. On ne défend pas son parti ou seulement son canton.
Va-t-on vous voir impliqué lors de la campagne des municipales, allez-vous concrètement soutenir des candidats ?
Oui, je soutiendrai des candidats. Je l’ai déjà fait pour Anne Sattonnet, qui se lance à Vence. J’espère qu’elle sera investie par Les Républicains.
Cette commune est un sujet chaud. Votre vice-présidente, Anne Sattonnet, se présente avec vos couleurs. Le président de votre commission des finances, Éric Ciotti, va certainement y envoyer un candidat aussi (le Rassemblement national promet dans Nice-Presse de présenter une liste RN-UDR dans chacune des communes). Deux de vos alliés seront l’un face à l’autre dans cette ville, ça fait tâche, non ?
Ce n’est pas la version que j’ai. J’attends de voir. Ça posera certainement un problème. S’il y a des investitures de ce type, il faudra bien que nous obtenions des compensations à d’autres endroits. Je me vois mal soutenir dans certaines villes des candidats UDR si on me présente une liste contre Anne Sattonnet à Vence. Après, le parti c’est une chose, mais ce qui importe, c’est la personnalité.
Vous êtes toujours LR, mais le parti est repris localement par vos adversaires, notamment des proches de Christian Estrosi dans la métropole niçoise. Lesquels vous appellent à « faire le ménage dans votre majorité », en y excluant les alliés du RN. Que répondez-vous ?
- À CE SUJET… « Les Républicains sont de retour, face à tous les extrêmes » : Pierre-Paul Leonelli à Nice-Presse
C’est un mauvais procès qui nous est fait. On ne sanctionne pas, on n’essaie pas d’avoir la peau de ceux qui s’intéressent d’abord et avant tout à leur territoire. On verra s’il arrive que les accords locaux ne tiennent pas. Il pourrait y avoir un raisonnement logique à l’échelle du département, et s’il y a des crispations, qu’il faut « faire du ménage », nous le ferons.
À Cannes et Grasse, on imagine que vous soutiendrez lors des élections David Lisnard et Jérôme Viaud ?
S’ils sont candidats, évidemment. Ce sont les hommes que je soutiens.
À Nice, allez-vous prendre parti ?
Nous verrons qui seront les candidats. C’est une réponse de Normand, j’en conviens. Au niveau national, nous sommes en attente d’un président pour LR. Il posera ses règles.
Et Yves Juhel à Menton, alors que le Département conteste parfois sa gestion ?
Oui, s’il est candidat et investi par Les Républicains.
Parlons de votre rapport au Rassemblement national. On dit que vous avez séché les voeux d’Eric Ciotti à Nice par refus de vous afficher sur la même estrade que les élus RN. C’est vrai ?
C’est vrai. Je respecte ce parti, il est légal, il existe. Mais je n’ai pas de proximité, absolument pas, avec lui.
Certains disent que le RN d’un côté, et la gauche de Jean-Luc Mélenchon d’un autre représentent le même danger. Vous aussi ?
Il n’y a pas d’égalité, puisqu’ils sont différents dans leur pensée et leur tenue. LFI est encore plus incontrôlé. C’est la démagogie permanente. Tout peut arriver avec Jean-Luc Mélenchon… mais dans la catastrophe.
La question cash - Depuis plusieurs années, la Ville de Nice mobilise dans les écoles volontaires un policier municipal désarmé. Avec la société violente que nous connaissons, faut-il faire de même dans les collèges, que vous gérez ?
Comme la Ville avec les écoles, le Département gère les collèges pour ce qui est du bâtiment. Pour le fonctionnement, il faut qu’il y ait un dialogue - et aucune obligation - avec les équipes pédagogiques. Ma position est d’être favorable à la mobilisation de policiers dans nos collèges, oui. Avec ce principe clé du volontariat. La sécurité est une absolue nécessité, et nous mobilisons pour cela caméras et portiques pour les établissements.







Prenez un vote. Je dis à vous qu’il est légitime. De cet énarque je parle, légitime.
Il dit qu’un politicien ne dénigre pas les copains ici. Faire le ménage des gens n’est pas faire le ménage pour eux, c’est isoler ceux qu’on n’écoute pas. Sieger ensemble et isoler. Vous voyez l’affaire ?
Il dit qu’il permet au RN d’être légal, les mots ne sont pas vus, on entend cela de son contre gré. Pour qu’il prend lui ? Le vizir ?
c’est incompréhensible. Pouvez-vous l’écrire en français ?
merci