Une « action coup de poing » à quelques semaines des élections. L’association Oxfam manifestait samedi 7 février devant la mairie de Nice. La raison de son courroux ? L’intense mal-logement, et le manque de HLM.
« Derrière l’image de carte postale, la réalité est tout autre !» Ce cri du cœur est signé Sylvie Descloix, coordinatrice de l’ONG Oxfam à Nice et ses alentours. À un mois du scrutin municipal, les 15 et 22 mars, l’organisme est sorti du bois pour alerter sur le mal-logement.
Que reproche-t-il à la gouvernance actuelle ? Principalement la pénurie de HLM et une politique jugée insuffisante en la matière. « Alors que 22% de la population vit sous le seuil de pauvreté, nous trouvons scandaleux que la Ville préfère rester dans l’illégalité et s’acquitter d’une amende de 8 millions d’euros, plutôt que de respecter la loi et de construire au minimum les 20 000 habitations manquantes à ce jour. Faut-il rappeler que le logement est un droit fondamental ?»
Débat sans fin sur la Côte d’Azur
Un sujet qui, sur l’ensemble de la Côte d’Azur, est un débat immémoriel ou presque ! Car d’un côté, plusieurs collectifs ont alerté sur cette problématique touchant l’ensemble de la région Sud. La Fondation pour le Logement des Défavorisés, pas plus tard qu’en décembre 2025, par exemple. Les élus locaux, eux, estiment que la règle SRU - qui oblige les communes à disposer d’au moins 25 % de biens accessibles - serait intenable (14 % aujourd’hui dans la Baie des Anges, NDLR).

Souvent en raison d’espaces insuffisants pour construire des programmes neufs, disent-ils, les cités paient des pénalités pouvant atteindre des millions d’euros. Dans la métropole NCA, leur montant dépassait les 12 millions d’euros, comme nous l’expliquons en octobre 2025.
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Ainsi, bien qu’ils affirment faire de leur mieux, les premiers magistrats des localités azuréennes ne parviennent pas relever la barre. Mais Oxfam réclame des actions concrètes. Ses membres ont donc manifesté devant la mairie, samedi matin. Une action symbolique durant laquelle une banderole a été déployée.
La mairie, nouveau « logement social » ?
On pouvait y lire : « Ici prochainement : votre futur logement social ». Une manière de pointer une « inaction des pouvoirs publics ». Les bénévoles portaient également une clé géante, invitation à voter aux prochaines élections. « On ne confierait pas nos clés à n’importe qui. Alors pourquoi le faire avec celles de notre ville ?», s’interrogent-ils.
Durant la campagne, plusieurs candidats ont d’ailleurs développé leurs solutions. Christian Estrosi, en lice pour une réélection, mais aussi la gauche, incarnée par Juliette Chesnel-Le Roux (PS, Verts et communistes) et Mireille Damiano (LFI et Viva).










Il faut rappeler à tous ces « pêcheurs de vote », qu’ils soient socialistes., verts ou proches d’Estrosi, les niçois veulent avoir la priorité sur les logements (sociaux ou pas) et que même dans les cités les familles des malfaisants doivent être dégagés mais non pas pour les loger un peu plus loin ! Non, dégagés définitivement dans leurs pays d’origine ou en taule. A CHACUN SA PLACE ! 🇨🇵