Conduite par Juliette Chesnel-Le Roux, la liste de la gauche écologiste pour l’élection municipale de 2026 a détaillé dans Nice-Presse ses idées pour freiner la crise du logement. Les propositions tournent notamment autour de rénovations massives et d’un dispositif de loyers plafonnés.
Voici un thème qui fait débat depuis de longs mois à Nice. Et les discussions ne sont pas près de s’arrêter à mesure que nous nous rapprocherons des élections municipales. Dans la capitale maralpine, la lutte contre le mal-logement est un combat que mène actuellement la majorité en place. L’opposition aussi a des idées sur le sujet, à l’image de la gauche écologiste (socialistes, communistes, verts), que nous recevions dans nos colonnes le dimanche 9 novembre.
Menée par Juliette Chesnel-Le Roux, la liste a développé ses propositions à ce propos par l’intermédiaire de Julien Picot, le secrétaire départemental du Parti Communiste Français dans le 06. Il est principalement question de rénovations massives subventionnées par la collectivité, de la conversion de bureaux en logements abordables ou encore de l’encadrement des baux.
« Réaffecter les bureaux vides »
Sur ce dernier point, il entend s’inspirer de ce qui est fait à Paris. « Nous voulons un plafond par mètre carré, par zone, avec une délibération votée en conseil municipal. Ce ne sera pas symbolique. Il faut des loyers supportables pour les Niçois, martèle le membre du PCF. Et oui, Cela veut dire réaffecter des bureaux vides en logements. »
En 2023, Christian Estrosi s’était dit favorable à un plafonnement. Mais une levée de boucliers du secteur de l’immobilier avait fait reculer le maire de la capitale maralpine. Néanmoins, une étude parue en septembre 2024 affirmait qu’elle « fait de plus en plus preuve de son efficacité », même si « le respect de l’encadrement était assez inégal », précisait le baromètre de l’époque.
La surélévation, la solution miracle face au manque de HLM ?
Quant à la transformation de locaux d’entreprises inutilisés en habitations, il nous faut préciser que le taux de vacance pour l’immobilier tertiaire était de 2,7 % dans l’agglomération niçoise en décembre 2024, laissant somme toute très peu de marges de manoeuvre. Et souvent dans des zones peu adaptés (secteurs d’affaires sans services de proximité, zones inondables…)
Dans le même temps, le nombre de HLM est insuffisant au regard de la loi, bien que l’on connaisse les difficultés rencontrées plus globalement par notre territoire (manque de foncier disponible, spéculation,…). Il en faudrait 25 %, quand la ville en est à 14 %.
La gauche souhaite « produire là où c’est pertinent, en surélévation, notamment. Si et seulement si, ajoute Julien Picot, les études structurelles le permettent. On ne refait pas les erreurs vues ailleurs. Quand c’est possible, gagner en hauteur évite d’artificialiser davantage les sols, ce que nous défendons. »
Cette méthode pour gagner de l’espace est pareillement dans les cartons de la Métropole comme nous l’expliquions dans cet article en décembre 2024. Il y a un an, 7.500 bâtiments en avaient le potentiel.
Jusqu’à « 80 % de subventions » pour les passoires thermiques
Enfin, reste une ultime thématique à aborder, celle des passoires thermiques. Là aussi, Nice est particulièrement concernée. « Unis pour Nice » souhaite largement impliquer la collectivité. Selon elle, il faudrait « des subventions jusqu’à 80 % pour lancer les chantiers, complétées par un prêt à taux zéro, y compris sur l’ancien. La transition ne se fera pas contre les ménages. On doit accompagner ».





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