Malgré la réélection d’Éric Ciotti, en plus des victoires de Christelle d’Intorni et de Bernard Chaix dans les deux autres circonscriptions niçoises, les électeurs de droite ont eu du mal à se réjouir ce dimanche soir, après leur défaite enregistrée sur le plan national.
Les sympathisants ont retrouvé un semblant de sourire à l’annonce du résultat d’Éric Ciotti dans le centre-ville. Quelques minutes auparavant, pourtant, c’était plutôt la soupe à la grimace pour eux.
« C’est une immense déception, souffle une électrice, dépitée. Le front républicain, que je pensais dépassé, a encore fonctionné. Ce soir, la démocratie est entachée, si on se réfère aux scores obtenus aux européennes et dimanche dernier ».
Réélu dans la première circonscription face au candidat du Nouveau Front Populaire Olivier Salerno (La France Insoumise), et celui de l’ex-majorité macroniste, Graig Monetti (Horizons), Éric Ciotti a néanmoins réussi son pari sur le plan local.
Accompagné de Christelle d’Intorni, victorieuse dès le premier tour (Nice-ouest), et de Bernard Chaix (quartiers nord), élu pour un premier mandat, le président des Républicains assure avoir entendu la volonté de ses électeurs d’unir les droites et de faire triompher les « patriotes français », selon eux « stigmatisés » durant cet entre-deux tours.
« Nous avons été traités de fascistes dans les médias à longueur de temps, alors que nous aimons simplement notre pays et que nous souhaitions défendre ses intérêts, lance un électeur LR, favorable à cette entente. À Nice, nous avons largement triomphé, c’est positif et le signe que les habitants souhaitaient une majorité absolue pour le Rassemblement national. Mais comment voulez-vous que l’on se réjouisse de cette victoire quand on voit les résultats nationaux et la victoire de l’extrême gauche ? Le pays est en grand danger ».
Un décalage qui marque une tendance forte sur le plan local, avec les trois secteurs niçois désormais aux mains du camp ciottiste.
« C’est la preuve qu’Éric a fait ce qu’il fallait, on le voit avec la victoire de Bernard (Chaix) face à Philippe Pradal (soutenu par Christian Estrosi, qui s’est désisté avant le second tour pour « faire barrage » au RN, NDLR). Ici, nous sommes en force » relativise un militant, déjà tourné vers les prochaines municipales, en 2026.
« Les résultats nous montrent que la ville penche plus que jamais à droite et que si nous nous unissons, nous serons bientôt entendus ». Un appel à la mobilisation, comme Éric Ciotti l’a lui même clamé dans son discours, pour confirmer « la nécessité d’une grande coalition de la droite et contrer l’extrême gauche dans les années à venir ». En France, mais aussi et surtout, dit-il, à Nice.



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