Anthony Borré, premier adjoint niçois et président du bailleur Côte d’Azur Habitat, a lancé des poursuites contre un locataire accusé de plusieurs faits de délinquance. De nombreux autres ont été expulsés de leurs HLM ces dernières années.
Début juillet, le Raid a dû intervenir afin de déloger deux individus armés qui tentaient de reprendre un point de deal dans le quartier Bon Voyage, au Nord-Est de Nice. Les enquêteurs ont découvert une arme de poing et un modèle d’un autre calibre dans l’un des logements sociaux du coin.
L’appartement se trouvait dans un immeuble appartenant au bailleur Côte d’Azur Habitat, présidé par Anthony Borré. Face à ce locataire suspecté de plusieurs faits de délinquance, le premier adjoint de Christian Estrosi a demandé à ce que des poursuites soient lancées pour obtenir son expulsion.
Plus de 150 exclusions en deux ans
Rappelons que depuis 2021, l’organisme a la possibilité de demander le départ d’un résident grâce à une convention nouée avec la justice, mais aussi la mairie et le préfet, sous réserve d’un accord final du tribunal.
Comme nous l’avait expliqué l’élu à l’époque, si un individu est repéré pour des actes graves (trafic de drogue, coups de couteau, rixes, jets de projectiles sur les forces de l’ordre, agression d’agents du service public…), un signalement est effectué.
Un système qui doit faciliter et accélérer les démarches pour obtenir l’éloignement des malfrats du parc social. Il peut cependant encore être amélioré, puisque Anthony Borré lui-même indiquait que « le temps de traitement est extrêmement long. On met actuellement un an et demi à y arriver ». Sans compter qu’un jeune mis en cause en 2021 pour des émeutes urbaines - voitures brûlées, policiers pris pour cibles,…- n’avait par exemple pas pu être inquiété par le bailleur.
En octobre 2023, 150 exclusions avaient tout de même été prononcées en deux ans. Une mesure qui a par exemple concerné les agresseurs d’agents publics, dans le quartier des Moulins.





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