Envie de découvrir le patrimoine des villes du Sud ? Outre les monuments, il est aussi conseillé de s’arrêter pour contempler les jolies places qui participent au charme de la cité. Voici cinq esplanades immanquables en Provence-Alpes-Côte d’Azur.
À LIRE AUSSI… Nice, Toulon, Avignon… Les 5 plus belles places de Provence-Alpes-Côte d’Azur et ses alentours (1/2)
À la fois esthétiquement magnifiques, elles bénéficient également d’un patrimoine séculaire inestimable.
Dans ce top cinq des places en région Sud, nous avons choisi de faire la part belle aussi bien aux grands agencements (Nice, Marseille…) qu’aux plus restreintes (Moustiers-Sainte-Marie, Valbonne). Commençons d’ailleurs ce périple par les deux plus petits villages.
Intimiste et festive place de l’Église à Moustiers
Allons tout d’abord à Moustiers-Sainte-Marie, localité des Alpes-de-Haute-Provence. Dans ce village classé parmi les plus beaux du pays depuis plus de quarante ans, nous nous intéressons à la place de l’Église. Au-delà des splendides décors rappelant le Sud de la Provence (tuiles et tuf à la couleur pastel, une alliance entre l’eau et la pierre), on y découvre là un tableau impressionnant.
Depuis ce site, on dispose d’une vue imprenable sur la roche au-dessus de nous. Intimiste mais festif, il accueille l’édifice religieux de Notre-Dame-de-l’Assomption. On notera d’ailleurs le clocher au style lombard du XIIe siècle culminant à 22 mètres de haut. C’est le point de départ de déambulations agréables afin de se rendre compte de l’authenticité de la municipalité, entre les remparts, les chapelles, les fontaines, les lavoirs et les ruelles escarpées.
Le centre névralgique de Valbonne, la place des Arcades
À Valbonne, c’est la place des Arcades qui attire l’attention. C’est ici que se tiennent les marchés et les brocantes. Lieu le plus vivant de la cité, il promet de l’ombre à ses visiteurs voulant s’abriter des rayons du soleil. Et puis, si vous avez le temps, pourquoi ne pas vous arrêter à l’une des terrasses devant vous afin de siroter ou de déguster ce qui vous plaira.
Cet endroit nous renvoie au XVIIe siècle, lorsque le prieur prit l’initiative de créer un habitat groupé proche de l’abbaye. Le choix étant fait durant sa construction de l’encercler d’arcades, il gagna ensuite cette appellation qui nous suit encore aujourd’hui. En vous promenant à travers les axes valbonnais, vous tomberez nécessairement sur les façades colorées de ce site, véritable centre névralgique de la ville.
Les mille vies du cours Honoré d’Estienne d’Orves à Marseille
Rendons-nous ensuite à Marseille, dans le premier arrondissement. Le cours Honoré d’Estienne d’Orves voit chaque jour passer de très nombreux flots de vacanciers. En effet, il s’agit de l’une des principales zones touristiques marseillaises. Manifestations culturelles, expositions, établissements culinaires et surtout, « Les grandes halles du Vieux-Port », où l’on peut trouver un marché paysan et des commerces de bouche, font le bonheur de ce secteur.
Il faut dire que le cours a beaucoup changé au fil des siècles. Contigu au Vieux-Port, il a été transformé à de multiples reprises depuis 1488 sous l’égide du roi Charles VIII qui décide d’entamer des travaux. Au début du XVIIIe siècle, on y creuse un canal intérieur prenant tour à tour le nom de « La Darse » puis de « La Douane ». Comblé en 1929, il voit ensuite s’installer un parking aérien. Ce dernier étant vivement critiqué par les habitants, il a finalement été détruit à la fin du XXe siècle, tandis que l’urbaniste Charlie Bové s’est chargé de repenser l’ensemble pour lui donner le visage qu’on lui connaît désormais.
À Nice, l’immanquable place Masséna

Ce voyage se conclut dans la capitale des Alpes-Maritimes, avec deux places dans la sélection pour Masséna et Saint-François. La première est facilement reconnaissable à ses façades rouges turinoises, mais aussi, côté Méditerranée, à sa Fontaine du Soleil et bien sûr, à son dallage noir et blanc. Elle permet de faire la liaison entre le Vieux Nice, la Promenade des Anglais et l’avenue Jean Médecin. L’esplanade est indissociable de la ville, et c’est d’ailleurs là que chaque année, les chars défilent pour Carnaval.
Fondée au mitan du XIXe siècle, elle a connu plusieurs vies et est un point de ralliement incontournable, séduisant notamment les touristes de passage chez nous. Traversée par la Promenade du Paillon, elle mélange des paysages végétaux, une architecture plus géométrique et un rappel du ciel azuréen. Pour illustrer cela, évoquons l’œuvre de l’artiste Jaume Plensa, « Conversation à Nice », qui offre une autre perspective. Les sept statues imaginées pour représenter les continents s’illuminent à la nuit tombée.
L’historique place Saint-François

Quant à la place Saint-François, elle a particulièrement marqué le patrimoine niçois. C’est là que se déroule le célèbre marché aux poissons. Très animée, elle est aussi un endroit convivial l’après-midi, jouissant entre autres de la jolie fontaine en forme d’animal nautique.
On y retrouve également le Palais Communal, qui était autrefois l’hôtel de ville jusqu’au XIXe siècle. Un superbe bâtiment de style baroque, témoin d’un passé particulièrement riche dans ce coin de la Baie des Anges. Juste à côté, nous avons la majestueuse église des Franciscains remontant à 1250, qui abrite aujourd’hui l’une des salles du Théâtre national.



Commentez l'actualité
Vous ne pouvez plus réagir 20 jours après la publication de l'article. Les contenus insultants ou diffamatoires ne seront pas autorisés, idem pour la publicité et les liens web. En cas de problème ou de contenu illicite, contactez-nous.