Des véhicules équipés de détecteurs, deux dispositifs distincts, circulent à Nice : leur rôle, d’un côté prévenir des stationnements illégaux et d’un autre des dépassements de vitesse des automobilistes. Gaffe !
La sécurité routière fait partie des priorités des autorités, du moins dans leurs divers discours. Du Préfet au Maire, ils pointent tous du doigt les dangers de nos routes, rendues parfois périlleuses par le comportement de certains automobilistes. Pour remédier à cela, il y a eu le durcissement des règles et des sanctions en ce début d’année, mais aussi l’ajout de nouveaux radars.
On devrait par exemple en voir débarquer deux de plus sur la Promenade des Anglais d’ici à l’été. Sachant que les Alpes-Maritimes est déjà l’un des départements les plus couverts par les détecteurs.
Voitures banalisées et flashs indétectables
À cet arsenal se joignent des voitures-radars. Véritables « sulfateuses à PV », ce dispositif est en vigueur dans la capitale maralpine, mais pas seulement. Il se dévoile sous la forme de véhicules banalisés conduits par des gendarmes, des policiers ou des sociétés privées habilitées par l’État.
C’est l’entreprise spécialisée OTC qui est chargée de son bon fonctionnement en Provence-Alpes-Côte d’Azur, et donc dans la Baie des Anges. Comme on peut le lire sur son site, elle a obtenu ce marché jusqu’à décembre 2026 et fait actuellement circuler 126 automobiles dans 31 départements du Sud de la France.
Grâce à ce système, les amendes peuvent tomber pour les conducteurs dépassant la limite de vitesse. Concrètement, les voitures « utilisent un flash infrarouge non visible pour les usagers flashés », précise le site de la sécurité routière. C’est donc la surprise lorsque vous recevez le PV dans votre boîte aux lettres.
Les véhicules circulent sur des « axes déterminés par l’État »
Ajoutons que les véhicules « circulent sur des axes déterminés par les services de l’Etat, sous la coordination des préfets de département, principalement sur les portions de route où sont relevées des vitesses excessives ». Cela peut concerner aussi bien des autoroutes que des routes nationales, départementales et communales.
Des unités mobiles pour lutter contre les chauffeurs roulant trop vite, mais pas seulement. Depuis 2022, avec une toute autre initiative, les collectivités en appellent aussi à la Lecture automatisée des plaques d’immatriculation (LAPI). Des autos équipées de caméras capables de numériser les plaques minéralogiques en se déplaçant.
Jusqu’à 1500 autos scannées par heure
Comme l’explique France 3 PACA, ces engins peuvent scanner jusqu’à 1500 voitures par heure. Ensuite, ils croisent les plaques avec une base de données, pour s’assurer que le stationnement soit payé. Si des irrégularités sont observées, l’appareil prend des photos géolocalisées. Mais un agent assermenté doit valider manuellement le constat avant de rédiger le forfait post-stationnement.
Tous les automobilistes peuvent être concernés, du moins ceux qui se garent dans une zone payante. Et pour les titulaires de la carte mobilité inclusion, il faut veiller à être enregistrés auprès de la municipalité, afin d’éviter les verbalisations injustifiées.
Ces deux dispositifs distincts sont des atouts pour les forces de l’ordre, mais il faut composer avec certaines « marges techniques ». Pour le stationnement, outre le fait qu’une personne doit confirmer la fiabilité de la géolocalisation, c’est à la collectivité, et non au citoyen, d’apporter la preuve de l’infraction en cas de contestation.





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