Lundi, une grande réunion était donnée pour faire un bilan de la circulation des trains entre la France et l’Italie. Parmi les points abordés, le succès de l’historique Espresso Riviera, entre Marseille et Rome.
Comment se porte le secteur ferroviaire entre la France et l’Italie ? C’est à cette question qu’ont répondu plusieurs acteurs du milieu lundi 29 septembre du côté de Nice. Présents à l’hôtel Boscolo, ces dirigeants et représentants des différents organismes de tourisme faisaient face à la presse pour dresser le bilan de ces liaisons transfrontalières.
Parmi les points évoqués, la situation de Treni Turistici Italiani, qui valorise ses trains en nous plongeant dans une expérience digne des grands voyages internationaux d’antan. Chez nous, elle est connue notamment à travers la ligne de l’Espresso Riviera, qui relie Marseille à Rome.
Une expédition en deux temps, d’abord de nuit entre la capitale italienne et Gênes, puis jusqu’à la cité phocéenne dans la journée. Elle passe, entre autres, par Menton, Monaco, Cannes, Saint-Raphaël et Toulon dans l’Hexagone. Elle est d’actualité l’été, de juillet à août, à raison d’un aller-retour chaque week-end.
92 % de taux d’occupation pour le train entre Marseille et Rome
Visiblement, ce moyen de locomotion attire, ayant reçu 3.042 voyageurs en 2025. Il affiche un taux d’occupation de 92 %, et a même ajouté quatre voitures supplémentaires après deux semaines de mise en service. Les Français représentaient 43 % des voyageurs, pour 30 % d’Italiens.
Cette même firme Treni Turistici Italiani est, rappelons-le, une filiale du groupe national Ferrovie dello Stato Italiane. Ce dernier n’est autre que la société mère de Trenitalia. Le (relatif) concurrent de SNCF Voyageurs, qui cherche à se frayer un chemin dans le domaine des lignes à grande vitesse, est pareillement implanté dans le Sud.
Quid de Trenitalia ?
Elle a lancé en juin 2025 quatre allers-retours quotidiens entre Paris et Marseille, incluant des arrêts à Lyon, Avignon et Aix-en-Provence. À terme, Trenitalia envisage aussi d’élargir son réseau avec une liaison Milan-Gênes-Nice-Marseille, dans le but de relier Paris, Milan et Marseille au sein d’un même triangle européen.
Mais on sait aussi que l’entreprise ferroviaire fait face à des difficultés économiques, avec un recul de son chiffre d’affaires de sept millions d’euros entre 2023 et 2024. Les pertes sont également nombreuses, avec un déficit cumulé de plus de 150 millions d’euros depuis 2021. Elle affiche certes des tarifs plus abordables que la SNCF, mais peine à trouver un modèle viable.
Bientôt la fin des travaux sur la ligne Nice-Breil ?
D’autres thèmes ont été discutés, comme les travaux sur l’axe Nice-Breil dont la fin approche. En décembre, le 15, il est prévu que cette voie rouvre après 16 mois. De quoi renforcer les échanges entre Alpes-Maritimes et le Piémont, avec notamment le mythique “train des Merveilles” de la Baie des Anges à Tende.
On apprend par ailleurs qu’à Vintimille, d’ici à la fin de l’année, deux des huit lignes vont être modifiées afin de revoir le voltage, qui est différent entre les deux pays. Une fois cela fait, les trains ne seront plus obligés de s’y arrêter pour changer de locomotive. Fin du chantier en 2027, avec l’ambition de fluidifier le trafic.
Enfin, le problème de l’absence de liaisons directes entre Nice et Bordighera ou Sanremo a été soulevé par Rudy Salles, de l’office touristique métropolitain azuréen. Un petit point noir pour le tourisme littoral.



Pardon c’est un peu confus .
Pour trenitalia le péage pour circuler sur le réseau ferré Français, est quasiment gratuit, quand les trains SNCF payent plein pôt.
Concurrence non faussée, ou déloyale ?
A propos de trenitalia, reseau ferré de France , fait payé la circulation des trains Italiens et quasiment gratuite, quand les trains de la SNCF payent plein pot !