Sa renommée n’est plus à faire ! Par ses nombreuses spécialités, la Côte d’Azur dispose d’un très riche panel gastronomique. En matière de petites gourmandises et de desserts, notamment, elle n’a rien à prouver, comme le démontre cette sélection. Nous irons même jusqu’à élargir la gamme avec une sucrerie régionale, du Vaucluse cette fois.
Salade niçoise, pissaladière, raviolis, petits farcis, socca… Une escapade sur la Côte d’Azur est l’assurance de bien manger ! En matière de bons petits plats, elle sait y faire, portée par des mets délicieux. Fort de cette tradition culinaire ayant traversé les époques, le territoire azuréen peut aussi se découvrir en se délectant de succulents desserts.
Du vert dans le dessert, avec la tourte de blettes
La tourte de blettes par exemple, peut-être la première spécialité évoquée. Une drôle de recette nissarde, et qui ne ressemble à aucune autre. Cela fait près de six siècles désormais qu’elle associe un légume vert (la blette, un aliment incontournable chez nous) avec du sucre.
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Ressemblant comme deux gouttes d’eau aux épinards, la plante ne procure aucune sucrosité à la pâtisserie, mais amène plutôt une légère acidité, voire un peu d’amertume. Un savoureux mélange avec de l’huile d’olive, des raisins secs alcoolisés, du sucre, des pignons…
Le tout vient garnir une pâte sablée, puis est recouvert par une autre pâte. Ce mélange, au premier abord intriguant, forme finalement une association savoureuse.
Ganses, craquants ou mensonges… Un beignet, de multiples noms
Bugnes à Lyon, oreillettes dans le Sud, merveilles dans le Sud-Ouest, ganses dans le pays de Nice, voire mensonges dans la Vésubie et croquants dans la vallée de l’Ubaye. Selon les régions, ces douceurs liées à Mardi gras portent un nom différent. Des beignets qui font le sel des festivités carnavalesques répondant à une tradition chrétienne.
À Nice, ils font partie du décor du Carnaval chaque année, puisqu’on décerne la ou le meilleur préparateur de ganses lors d’un concours. Sachant que chaque préparation évolue en fonction de la famille, ces concoctions se partageant souvent de parents à enfants.
Mais attention, si la bugne est gonflée, la ganse, elle, est plate, et ce, en raison des différentes levures utilisées. De boulangerie pour l’une, chimique pour l’autre, expliquant son côté croustillant.
Tradition de Noël oblige, place à la Pompe à l’huile
À première vue, la Pompe à l’huile n’a rien d’un nom de plat. Et pourtant, elle fait partie du folklore traditionnel provençal et méridional à l’occasion de Noël. Elle compte notamment parmi les fameux treize desserts servis lors du réveillon, une coutume née en Provence.
Que trouve-t-on dans ce pain brioché ? De la farine, de l’huile d’olive, du levain, ainsi que, potentiellement, de l’eau de fleur d’oranger. Veillez tout de même à ne pas le confondre avec son « cousin », le gibassié, nettement moins aéré et moelleux.
Brigitte Bardot et la Tropézienne
Partons maintenant vers le Var, avec la célèbre Tropézienne. Ce gâteau est le symbole de la localité depuis sa naissance en 1955. On le doit au pâtissier Alexandre Micka, arrivé en France quelques années auparavant. En réalité, sa création est un peu plus ancienne que cela, mais elle passera à la postérité grâce à Brigitte Bardot, tombée amoureuse de cette recette.
Un savoir-faire toujours entretenu aujourd’hui, mais dont le procédé est gardé précieusement secret par la société La Tarte tropézienne. On sait tout de même que ce mets contient deux crèmes, pâtissière et au beurre, garnissant un gâteau-brioche fendu en deux et saupoudré de sucre. Avec un dépôt de brevet en 1972…
À Apt, le trésor des fruits confits
Enfin, pour élargir l’horizon de ces desserts, nous nous arrêtons dans le Vaucluse, à Apt, qui est considérée comme la capitale mondiale des fruits confits. Une confiserie ayant pris son essor au XIVe siècle grâce à la papauté installée à Avignon, notamment Clément VI, très friand de cette spécialité.
Il faut dire que sa situation - terres fertiles - et son climat - étés chauds - favorisent grandement la production de fruits d’exception comme les cerises, abricots, melons ou figues. À la Renaissance, ces articles de luxe étaient prisés des cours royales, une histoire retracée entre autres à la Maison du Fruit Confit.



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