C’est la principale artère commerçante des Alpes-Maritimes. Vêtements, sport, déco… L’avenue Jean-Médecin abrite une multitude de boutiques. Mais comment évolue cet axe niçois majeur ? On a pris le pouls des professionnels.
La voix des commerçants, avec la FCNA - Chaque jour, il y a toujours autant de monde pour y faire ses emplettes. Dans le centre de notre cité, l’avenue Jean-Médecin s’impose comme la plus grande artère commerçante du département, avec des boutiques incontournables, telles que H&M, Zara, Uniqlo, ou encore Decathlon. Une véritable vitrine qui évolue régulièrement, notamment avec l’arrivée de certaines nouveautés, comme dernièrement Normal, le magasin low cost consacré aux objets du quotidien.
Nuisances et incivilités, malgré l’attractivité ?
Ces dernières années, le site a régulièrement fait parler de lui. Après de nombreux courriels de lecteurs, en 2023, Nice-Presse lançait une consultation. Sur 700 contributions, on dénombrait alors 71% de « mécontents » quant à l’évolution de cette artère et 24% de « mitigés ».
Les problématiques alors évoquées ? Les nuisances, des incivilités, la mendicité, une mauvaise fréquentation le soir… Face à ces remarques, l’adjoint au maire chargé des commerces, Franck Martin, nuançait, au micro de Nice-Presse et de RCF Radio : « Cette avenue n’est ‘tellement pas au niveau’ que Kave Home vient de s’y installer, et que d’autres enseignes tapent à la porte pour en faire autant. Ces critiques m’étonnent. Elle est noire de monde, tous les jours ».
Anthony Borré, premier adjoint de Christian Estrosi, soulignait dans une interview publiée dans nos colonnes que l’endroit est bel et bien « attractif, puisqu’on voit s’ouvrir de belles enseignes. Pour autant, est-ce que la situation en matière de sécurité est bonne ? La réponse est non. Je ne me voile pas la face. Certains peuvent être oppressés par le monde qu’il y a sur l’avenue. On peut être invectivés par des toxicomanes, ou des individus alcoolisés. L’arrivée du tramway il y a quinze ans a dégradé l’espace. Instruction a été donnée à la police municipale de renforcer sa présence ».
En ce début 2025, l’édile en appelle encore au préfet des Alpes-Maritimes, Hugues Moutouh, puisque seul le représentant de l’Etat peut agir au sujet des individus drogués et des ressortissants étrangers.
« La clientèle jeune augmente»… et ce n’est pas forcément une bonne nouvelle
Depuis quelques temps, Elsie de Mik est chargée par la Fédération du commerce niçois et de l’artisanat (FCNA) d’aller à la rencontre de toutes les associations de professionnels, dans chacun des quartiers. Cette année, Nice-Presse relaiera ensuite ses comptes-rendus, pour prendre la température dans les différents secteurs de la ville.
Dernièrement, « je suis allée voir les membres de Nice Avenue (l’association des commerçants de Jean Médecin et de la Place Masséna, NDLR). C’était très intéressant ».
Ce qui revient toujours et surtout, « c’est un manque (ressenti) de sécurité et de propreté », et notamment « le fait qu’il y ait des individus en état d’ivresse, qui accostent des passants… On ne veut pas les juger, mais souvent, cela donne un sentiment d’insécurité ».
Toutefois, il faut souligner qu’il y a « des moments où cela reste correct. Ce n’est tout de même pas pour rien qu’il y a autant d’enseignes qui souhaitent s’installer ici. Il y a du passage !»
D’après elle, aujourd’hui, « pour les jeunes qui ont envie de se faire plaisir, et d’avoir beaucoup d’articles à bas prix, c’est intéressant ». En revanche, « ceux qui sont dans la classe moyenne et qui veulent une certaine gamme de produits ne se reconnaissant plus là-dedans. Il faut savoir que la clientèle est différente en fonction des emplacements ».
Dans le temps, « Jean-Médecin avait beaucoup plus de commerces indépendants, spécialisés… Mais ils sont partis et ont laissé place à des franchises et de grosses marques… Donc, forcément, la clientèle jeune augmente ». Avec, regrette-t-on, un panier moyen qui aurait tendance à reculer.



avenue laide trop de street food et surtout sale
Le tram a permis à une population qui était éloignée du centre ville de venir facilement. Les racailles foisonnent sur l’Avenue, les paumés et les camés ont besoin de monnaie alors tout (ou presque) est permis. Les commerçants indépendants, les vieux niçois n’ont pas supporté cette nouvelle intégration …
Pourquoi pas c’est au commerçant d.attirer la clientèle avec des prix d.appel.moi je travaillais au chaussures Windsor à l’époque et on avait toujours des prix d’appels .sur l’avenue Jean Médecin face au café de Lyon.
Des prix d’appel ? Les commerces qui s’installent n’ont plus rien à voir avec les enseignes indépendantes. Comment voulez-vous comparer (par exemple) un magasin comme le « Tailleur chic » avec un boutiquier qui vend des chiffons d’importation asiatique ?
J’habite Avé Jean Médecin dans un appartement que j’aime énormément. Mon problème est le nombre d’alcooliques et de clochards qui stagnent dans l’Avenue c’est scandaleux dont un clochard qui occupe le trottoir en soufflant comme un fou dans son pipeau. Tout le monde appelle la police mais il est le chef c’est lui qui décide donc il reste à embêter tout le monde. Non l’Avenue mêrite bien mieux . C’est large il y a du soleil tout pour être belle malheureusement rien n’est fait pour.