On parle parfois de la cité des Moulins, des Liserons, de l'Ariane. Mais même dans le centre histo­rique, on entend un sentiment d'insécurité. Le premier adjoint au maire de Nice réagit dans nos colonnes ce dimanche 15 octobre.

"Je l'entends évidemment, mais je ne le partage pas du tout" répond Anthony Borré. "On a eu un sujet sur la place Garibaldi, par exemple, et les commer­çants eux-​mêmes me disent que ça va mieux".

"Je ne dis pas que la situation est rose, mais si on regarde les choses de manière sereine, est-​ce qu'il y a eu, ces trois derniers mois, des agres­sions sur Masséna, Garibaldi, Saint-​Roch ? Quelques unes, mais pas plus de trois ou quatre".

Au sujet du centre histo­rique histo­rique plus largement, il poursuit : "ce que je constate, et ce qui me préoccupe beaucoup, c'est une forme d'occupation du domaine public par des personnes sans domicile, qui sont, pour la plupart, étran­gères. La police municipale n'a pas les moyens néces­saires pour lutter contre ce phénomène (puisqu'elle ne peut pas forcer les SDF à rejoindre des struc­tures sociales, ndA)."

"Intensification des patrouilles pour Jean-Médecin"

72 % de nos lecteurs dénoncent une dégra­dation de l'avenue Jean-​Médecin. La seule réaction de la Mairie, c'est celle de l'adjoint aux commerces, qui assure que tout va bien. Vous vous cachez les yeux ?

Réponse d'Anthony Borré, toujours dans Nice-​Presse : "L'adjoint aux Commerces s'exprime sur les commerces. Franck Martin a raison quand il dit que de ce point de vue, Jean-​Médecin est attractive, et voit s'ouvrir de belles enseignes".

"Pour autant, est-​ce que la situation en matière de sécurité est bonne ? La réponse est non. Je ne me voile pas la face. Certains peuvent être oppressés par le monde qu'il y a sur l'avenue. On peut être invec­tivés par des toxico­manes, ou des individus alcoo­lisés. L'arrivée du tramway il y a quinze ans a dégradé l'espace. Instruction a été donnée à la police municipale de renforcer sa présence".

Mais pourquoi ne pas y ouvrir un poste de police municipale, comme au Port Lympia depuis cet été ?

"Je n'y suis pas opposé par principe. Ce que je dis, c'est qu'un poste de police municipale ne règlera pas forcément tous les problèmes. Vous en avez un à Trachel, ou un commis­sariat aux Moulins, et les trafics perdurent".

"La réponse, c'est notre inten­si­fi­cation des patrouilles sur le terrain. Encore une fois, nous devons pouvoir, et ce n'est pas le cas actuel­lement, conduire les personnes sans abri et/​alcoolisées vers des centres de soins. Le consul de Pologne sera bientôt parmi nous à Nice pour expliquer à ses ressor­tis­sants établis dans la rue, notamment à Garibaldi, qu'il existe des solutions pour eux. Plus largement, j'attends beaucoup du nouveau préfet Hugues Moutouh sur la question".

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