Réélu à la tête du Comité régional de tourisme, François de Canson a dévoilé sa stratégie, du lissage des flux de vacanciers au soutien des hôteliers.
Pendant que la flamme olympique arrivait à Marseille mercredi 8 mai, le C.R.T. se réunissait pour son assemblée générale. À cette occasion, le président sortant, François de Canson, a été réélu à l’unanimité pour un mandat de trois ans.
Au cours de cette réunion, les membres de l’organisme ont fait un point sur le plan mis en place pour renforcer l’activité touristique, un domaine essentiel de l’économie en Provence-Alpes-Côte d’Azur. Trois grands axes ont été évoqués.
D’abord, le lissage de l’activité sur l’ensemble de l’année, et non plus seulement l’été. Pour mieux répartir les flux de visiteurs, le CRT a « modifié ses priorités ». À l’image de Nice, qui entend devenir une destination hivernale incontournable, il veut désormais promouvoir davantage les périodes en-dehors du pic estival. La publicité mettant en avant l’été sera interrompue, sauf pour les Alpes du Sud.

Il a également été décidé de prospecter parmi la clientèle internationale ne venant pas en même temps que les Français. Une stratégie qui a pour objectif d’atténuer la pollution et d’être plus respectueux des habitants. Elle offre aussi aux entreprises des revenus plus étalés dans le temps, et donc des emplois plus durables.
Les premiers résultats semblent à la hauteur des attentes, avec une baisse de 2% de la fréquentation au coeur de l’été, époque déjà bien remplie, et des progressions de 13% sur l’hiver, de 10% au printemps et en automne. En 10 ans, le nombre de visiteurs a augmenté de 7% tout au long de l’année.
Sur l’aspect environnemental, la Région Sud souhaite agir, non pas en impactant directement les touristes, mais en se concentrant notamment sur les professionnels du milieu. Elle propose ainsi une aide aux parcours de certifications et de labellisations, sans oublier le soutien pour les hébergements s’inscrivant dans une transition durable de leur activité.
Protéger les parcs
Les établissements difficilement desservis par les transports en commun reçoivent un coup de pouce pour l’installation de bornes de recharge électrique. Enfin, les parcs sont accompagnés dans leur mission de prévention et d’influence sur les comportements des visiteurs. Les solutions de mobilité douce sont mises en valeur à travers entre autres le pass « Sud Azur explore » et les circuits à vélo.
Là aussi, les chiffres sont positifs puisqu’en 2023, 14% des vacanciers ont utilisé le train pour se déplacer dans notre territoire, contre 4% en 2013. Ajoutons que nous sommes la première région de France au niveau du label Clef Verte. Notre collectivité a gagné deux places en deux ans.
L’hôtellerie en bonne forme
L’hôtellerie doit lutter face à l’essor du parc locatif sur les plateformes comme Airbnb. Il était impératif que la filière ne s’essouffle pas pour que les emplois qu’elle génère perdurent.
Le secteur n’a pas perdu sa part de marché avec toujours 17% des séjours en 2023, note le CRT. Les étrangers ont largement contribué aux recettes des sites d’hébergement en injectant près de la moitié des recettes. Les sociétés concernées sont davantage utilisées pour les escales (59% l’année dernière, contre 46% il y a 10 ans).
Le Comité régional donne des pistes pour l’avenir : la formation à l’accueil des clients via des formations, des outils mis à la disposition des entreprises et le développement du lien entre les plaisanciers et les locaux. La tournée « Ça c’est le Sud », lancée l’an dernier, va en ce sens. En 2024, 30 dates ont été planifiées. Des événements festifs et rassembleurs servant à faire passer des messages sur le bon comportement à adopter ou encore sur la nécessité de la filière touristique pour les communes.





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