Quelques progrès, mais aussi des aménagements à intensifier. Voilà pour résumer l’évaluation du label « Ville à vélo du Tour de France » au sujet de Nice. La capitale maralpine se maintient au « niveau trois ».
Dans deux mois, Nice sera sous le feu des projecteurs pour tous les amateurs de la Grande Boucle. Les 20 et 21 juillet, notre commune accueillera les deux dernières étapes du Tour de France, un événement inédit et exceptionnel. À quelques semaines du top départ de la course, l’organisation a dévoilé les localités labellisées « Ville à vélo » en 2024.
Lancé en 2021, ce dernier recense 155 municipalités, dont 17 à l’étranger, au Japon, en Italie, en Espagne, aux Pays-Bas, en Belgique, au Luxembourg et au Danemark. Dans l’Hexagone, trois cités de Provence-Alpes-Côte d’Azur ont intégré ce programme, dont Nice.
Nice a gagné des points
Sur les quatre grades que comprend l’appellation, la Baie des Anges a atteint le stade trois. Cette année, elle se maintient à ce niveau, en ayant toutefois « gagné un nombre de points significatif », comme le précise le rapport. Ce troisième niveau indique que la collectivité a « une politique de promotion du vélo engagée ».
Concrètement, le jury a noté une « croissance dynamique de la pratique grâce à un fort engagement politique ». Atouts mis en avant, la création de nouvelles pistes cyclables et la résolution des discontinuités dans les aménagements. L’arrivée d’entreprises privées pour renouveler l’offre de véhicules en libre-service est aussi saluée.
Autre aspect positif, le positionnement de la ville sur d’autres disciplines, avec les bike parks dans les stations de montagne, en plus des itinéraires réservés au gravel (plus de 300 kilomètres de piste).
Encore des manques à combler
Voilà pour les bonnes choses. Mais afin de rejoindre Paris, Bordeaux, Vitoria-Gasteiz (Espagne), Rotterdam, Valkenburg (Pays-Bas) et Copenhague (Danemark), les six communes au quatrième échelon, Nice devra donner un coup de collier.
Dans leur compte-rendu, les experts ont relevé quelques marges de progression. Ils demandent des investissements dans le stationnement et la sensibilisation à la mobilité, le développement du réseau d’aménagements cyclables, ainsi que l’instauration d’un référentiel de qualité des infrastructures.
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Précisons que ce label s’adresse aux lieux ayant accueilli au moins une fois la course homme ou femme, ou un autre événement extra-européen en lien avec le Tour de France. Son ambition est d’évaluer l’ensemble de la politique de promotion du vélo sur un territoire. Les critères d’observation s’intéressent aux actions mises en place, à la stratégie des collectivités pour encourager la pratique et à l’aide apportée aux clubs et aux associations.



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