Au cours d’une conférence de presse, la Région Sud et la SNCF ont évoqué plusieurs dossiers chauds impliquant les trains dans notre région. TER, investissements en vue des Jeux olympiques d’hiver 2030 et chantier du train des Merveilles, la liste de sujets est longue. On résume.
C’est désormais un rendez-vous annuel. En milieu de semaine, la SNCF et des représentants de la région Sud ont tenu une conférence de presse. Cette prise de parole a permis de faire le point sur les actualités ferroviaires en Provence-Alpes-Côte d’Azur.
Entre les nombreux chantiers, la tenue des Jeux olympiques d’hiver chez nous en 2030, l’ouverture à la concurrence et la qualité du service qui laisse parfois à désirer, ce ne sont pas les dossiers brûlants qui manquent.
Car rappelons que mardi 25 mars, la start-up « Ville de rêve » a publié une étude sur le thème des retards, se basant sur les chiffres de la Société nationale des chemins de fer français.
D’après les données partagées, la collectivité régionale est l’une des moins bonnes élèves à propos de la ponctualité. Avec un taux d’assiduité de 86% en 2024, elle fait à peine mieux que l’Occitanie, et c’est tout. Cela reste néanmoins en légère progression comparé à 2023.
4 trains par jour en retard entre Cannes et Menton
Les éléments communiqués par la SNCF, et relayés par France 3 PACA, font état d’un total de 12,7% de retards observés à l’année. Ce qui reste l’un des moins bons taux en France. Parmi les exemples de défaillances, la ligne reliant Cannes et Menton. Avec 425 trains pas à l’heure depuis la mise en place d’une fréquence plus soutenue sur cette voie - tous les quarts d’heure - les statistiques ne sont pas reluisantes.
Cela fait en moyenne quatre trains par jour en retard, puisque cette innovation remonte au 15 décembre 2024, soit près de 100 jours. Parmi les explications pour justifier ces délais non respectés, il y a les travaux, qui induisent des aléas, mais aussi la présence de caténaires qui, pour certains, sont exposés à l’eau marine. Pour y remédier, les câbles sont remplacés par du matériel plus récent et moins vulnérable.
Le train des Merveilles dans les temps
Autre grosse interrogation, le chantier sur la ligne entre Nice et Breil-sur-Roya. Durant 16 mois, celle-ci n’est plus en circulation. Forcément, cela engendre des désagréments pour les passagers, qui devront encore prendre leur mal en patience. Comme prévu, elle rouvrira normalement en décembre 2025 dotée de douze kilomètres de chemin de fer renouvelés et de deux tunnels consolidés.
À noter que d’autres aménagements entre Breil-sur-Roya et Tende sont à l’étude. Cependant, rien de concret n’a été communiqué à ce sujet.
422 millions d’euros investis dans les infrastructures en 2024
Sachez que SNCF Réseau a investi 422 millions d’euros dans les infrastructures de la région Sud. Mais l’ambition à plus long terme pour le transport est d’assurer lors d’un événement planétaire, les futurs J0 dans les Alpes en 2030.
Le fait de remporter l’organisation de la manifestation sportive doit « permettre d’aller plus vite sur les travaux que nous avions prévus », a expliqué Jean-Pierre Serrus, le vice-président de la Région en charge des transports et de la mobilité durable. Il est précisément question de quatre ans de moins (2030 contre 2034 initialement).
Sur ce sujet, 151 millions d’euros ont déjà été injectés, mais il faudra au moins 200 millions d’euros de plus si les deux institutions entendent boucler les différents projets. Principale évolution attendue, la Ligne Nouvelle Provence Côte d’Azur de Marseille à Nice. On pense également à la modernisation des Chemins de Fer de Provence.
Transdev va louer des trains à la SNCF
Enfin, l’ouverture à la concurrence a elle aussi fait l’objet de questionnements. Pour Transdev déjà, qui opérera sur la ligne Marseille-Nice dès le 29 juin. La société n’aura que huit rames sur seize prévues en raison des retards dans la livraison de nouveaux trains par le constructeur Alstom.
Conséquence de cela, le groupe français devra faire appel à son concurrent en louant des wagons à d’autres régions. La SNCF en fera venir du Centre-Val de Loire, du Grand-Est ou encore de Nouvelle-Aquitaine. Cela ne devrait rien coûter à la collectivité, Jean-Pierre Serrus affirmant que ce sera au fournisseur de « payer les retards ».
Attendez-vous aussi à voir arriver une plateforme de billetterie commune entre les deux entreprises, et ce, pour n’avoir qu’un seul site à consulter pour les voyageurs.



Merci de donner la parole aux opposants au projet de à la ligne nouvelle. Ce n’est pas la solution. C’est une partie de notre problème. L’urgence est à la réouverture de Carnoules Gardanne pour désenclaver le centre Var, réduire les bouchons sur Marseille et Toulon. L’électrification et rénovation de la ligne Marseille Briançon. Le choix de saint cyr sur mer pour la gare terminus du RER Toulonnais est une aberration puisque saint cyr s’est développé par mise au vert des marseillais… cela va donc augmenter la pression foncière sur le terroir de l’appellation Bandol. Nous avons 3300 milliards d’euros de dette il… Lire la suite »