Municipales 2026 - Partie 2/2. Le député et homme fort de la campagne d’Éric Ciotti pour l’élection municipale de 2026 fait le point dans Nice-Presse Dimanche sur l’actualité locale. Pour Bernard Chaix, « un commerçant, son métier, c’est de commercer. Pas de jouer les vigiles ».

La ville a lancé le plan « Vigi-Commerces » pour soutenir les gérants de magasins, notamment contre les vols à l’étalage. Est-ce suffisant, avez-vous des retours ?
Un commerçant, son métier, c’est de commercer. Pas de jouer les vigiles. Ils balaient le trottoir, ils éclairent la rue, ils alertent quand il y a un problème. Ils font déjà beaucoup. Ce dont ils ont besoin, c’est de policiers sur le terrain. Pas d’un boîtier. Pas d’un QR-code. La municipalité adore le gadget. Nous, nous voulons des moyens humains, plus de police municipale armée, présente, disponible. Et une vraie reprise en main des axes sensibles, comme Jean-Médecin.
Faire payer les propriétaires qui refusent de louer leur local commercial, tel que va le faire la mairie, est-ce une bonne idée ?
Non. C’est juste créer un impôt de plus. Je ne connais aucun propriétaire qui adore voir son local vide. Le vrai sujet, c’est le contexte du quartier. Dans un secteur dégradé, certains refuseront peut-être les dossiers de barbershops, d’épiceries communautaires, de commerces qui ouvrent à 6h du matin et ferment à minuit… parce que ça dégrade encore plus le coin. La réponse, ce n’est pas une taxe. La réponse, c’est la sécurité, l’entretien, une stratégie commerciale, des réunions avec les propriétaires pour reconstruire une vision commune. Taxer ne créera aucune activité supplémentaire.
L’union patronale, l’UPE 06, dénonce les « folies fiscales », notamment parmi les taxes locales. Partagez-vous cette analyse ?
Oui. Les chantiers sont énormes, mais ce n’est pas une raison pour prendre les entreprises comme variable d’ajustement de tout. Il faut des contributions raisonnables. J’étais contre l’augmentation du versement mobilité (décidée par la Région Sud). Le monde patronal l’était aussi. Encore une fois, les entreprises créent l’emploi. Les matraquer n’a jamais attiré un seul investisseur. Nous avons une position claire : libérale, pro-entreprises, pro-développement et pas « pro-taxes ».
Nous entrons dans la saison des festivités hivernales, avec les marchés de Noël, puis les Mimosas, le Citron, et en février évidemment, le retour du Carnaval. Si Éric Ciotti gagnait l’élection, serait-il repensé ?
On est extrêmement attachés à la tradition niçoise du Carnaval. Mais il faut aussi reconnaître qu’il s’est un peu éloigné des Niçois. Trop cher, trop fermé, trop centré sur une seule zone. Le Carnaval doit redevenir populaire, accessible, vivant, dans plusieurs quartiers de Nice. Nous savons sécuriser de grands événements, pourquoi ne pas sécuriser un Carnaval étendu ? Il y a une réflexion en cours.
Les riverains sont vent debout contre la démolition de la gare de la Madeleine pour ouvrir un parking. Quel est votre avis ?
J’ai vu comme vous que les habitants n’en veulent pas. Il faut les écouter. Si le bâtiment n’est pas en ruine, pourquoi le détruire ? Il a une valeur patrimoniale, il a même servi de décor à un film populaire. Il pourrait accueillir des associations. Oui, il manque de places de stationnement, c’est vrai. Le boulevard de la Madeleine a en perdu énormément. Mais le parking de 300 places au bas du quartier ne suffira pas pour un boulevard long comme celui-là. Je ne suis pas contre les parkings, mais je suis pour un projet cohérent, pas un passage en force.
La justice a décidé du retour du double sens sur le quai des États-Unis, au détriment de l’actuelle piste cyclable. Comment accueillez-vous cette décision ?
C’est une victoire pour les Niçois. Et pour le bon sens. Nous étions face à une aberration totale. Les habitants paient pour réparer une erreur de la mairie. La seule chose regrettable, c’est ce temps perdu.






