Municipales 2026 - Partie 1/2. Le député et homme fort de la campagne d’Éric Ciotti pour l’élection municipale de 2026 fait le point dans Nice-Presse Dimanche sur les sujets du moment dans sa circonscription, la IIIe des Alpes-Maritimes. Gare du Sud, Docks de la Riviera, ligne 5 du tramway, sécurité… Pour Bernard Chaix, la municipalité actuelle « gère l’image plus que le quotidien. »
Fermeture de la halle gourmande dans la Gare du Sud, situation compliquée pour les Docks de La Riviera… Comment se porte réellement le quartier de la Libération ?
Le quartier n’est pas en déclin. Il y a un vrai dynamisme autour du marché de fruits et légumes, qui irrigue tout le secteur. On voit des commerces qui fonctionnent d’ailleurs très bien. Pour les Docks de la Riviera (la Halle Raiberti), même si cela relève du privé, il faut s’en saisir. On ne peut pas ignorer l’avenir d’une galerie marchande aussi stratégique pour les Niçois. Aujourd’hui, soyons honnêtes, tout donne l’impression d’un projet immobilier qui se prépare. Les cellules se vident et les derniers commerçants ont l’impression qu’on les pousse gentiment vers la sortie (la municipalité a brandi la menace d’une expropriation, ndlr).
Quel est votre regard sur le centre culturel promis par la mairie dans la Gare du Sud ?
J’y crois davantage que ce qui existe aujourd’hui, mais soyons clairs, il y a eu des erreurs majeures sur ce dossier. Une absence totale de résultats. Une fréquentation catastrophique. Les Niçois ne se sont jamais appropriés ce lieu. Il y a eu une mauvaise stratégie commerciale, mais aussi un problème de gestion. Le concept « à l’espagnole » ne peut être plaqué n’importe comment. Nous ne sommes pas à Barcelone. Les gestionnaires qui voulaient dynamiser le lieu se sont heurtés à des refus, des fermetures administratives, des contraintes… Résultat ? Ils sont partis les uns après les autres.
Éric Ciotti y propose un théâtre. Techniquement, certains disent que c’est irréaliste, c’est le cas de la directrice du Théâtre national (TNN). Et vous, vous y croyez ?
Qu’est-ce qui, objectivement, s’y opposerait ? On est au cœur de la ville, desservis par le tram, avec un parking, avec un cinéma juste à côté, une offre de restauration énorme… C’est un emplacement idéal pour recréer un véritable pôle culturel. Et surtout, on récupérerait une clientèle que la ville a perdue : les abonnés du théâtre. C’est un vrai moyen de redonner vie au quartier.
On pensait la Libé tranquille, mais des policiers y ont été ciblés pour Halloween. Les riverains font remonter des problèmes de nuisances, de jeunes qui traînent. Y a-t-il un souci particulier ?
Malheureusement, ce n’est pas propre à la Libération, mais à la ville en général. Manque d’effectifs, manque de présence au sol, trop de caméras et pas assez de policiers sur le terrain. Les Niçois le répètent : ils veulent des agents visibles, armés, disponibles. Éric Ciotti, lorsqu’il sera maire, renforcera immédiatement les effectifs sur la voie publique. Des équipages, 24h/24, 7j/7, dans tous les quartiers. C’est ce que les habitants demandent, c’est indispensable.
Pourquoi cet empressement de votre camp à promettre un bowling à Gorbella, alors que la mairie avait déjà lancé des procédures ?
Parce qu’à Gorbella, il y a eu énormément de promesses. On nous avait promis un grand pôle sportif, une salle d’escrime, un projet structurant autour de l’ancien bâtiment du Carrefour Market… Et rien ! Le lieu a été laissé à l’abandon. Les SDF se sont installés autour. Le parking a été privatisé pour des abonnés. Nous, cela fait longtemps que nous avons un projet clair pour cet endroit. Un bowling, mais pas seulement. Un véritable site de loisirs nouvelle génération, moderne, destiné aux familles et aux jeunes. Ouvert 7 jours sur 7, facile d’accès, raccordé au tram, qui donnera une vraie dynamique à ce quartier qui en a besoin.
Au nord de votre circonscription, on trouve la cité sensible de l’Ariane. Comment se porte-t-elle ?
Je m’y suis rendu il y a quinze jours. Et ce que j’ai vu dans une école est indigne. Volets bloqués depuis plus d’un an, brise-vue en lambeaux, sanitaires nauséabonds, un simple point d’eau demandé depuis deux ans et jamais installé. Deux jours après notre passage avec Éric Ciotti, tout était miraculeusement réparé. On observe le même phénomène à Nice-Nord, Pessicart, Nice-Ouest… Les problèmes se règlent en 48 heures, quand on arrive. Il y a clairement deux poids deux mesures. Oui, il y a parfois des dégradations, mais c’est surtout l’abandon des équipements publics qui mine ces quartiers.
Et Las Planas ?
Même situation. J’ai rencontré des gens qui y vivent depuis longtemps. Des retraités, des familles, logés dans des immeubles très mal entretenus. Le sentiment d’abandon est total. Ils nous l’ont dit. « Plus personne n’écoute ce qu’on vit. » La priorité d’Éric Ciotti, c’est un grand plan d’investissement. On ne peut pas avoir une ville à deux vitesses, avec la carte postale d’un côté, l’oubli de l’autre. Nice a 350.000 habitants. On doit travailler pour tous, pas seulement pour l’hypercentre.
Les procédures se poursuivent pour la ligne 5 du tramway (La Trinité, Drap…). La gauche dit que cela met trop de temps, d’autres redoutent qu’elle connecte des quartiers sensibles au centre-ville. Votre analyse ?
Déjà, il faut arrêter les annonces fantaisistes. Certains maires de communes voisines promettent que le tram arrivera chez eux dans deux ans. C’est faux ! J’ai demandé officiellement au préfet le phasage exact du projet, pour avoir la vérité de l’État, et pas les effets de manche de la Métropole.
On a des anomalies dans le tracé. Cinq franchissements du Paillon, ce qui impose des ouvrages énormes. Le centre de maintenance prévu sur l’ancienne station-service pose aussi problème. S’il est mal conçu, cela peut créer un point de congestion infernal à l’entrée Est de Nice, qui est déjà l’une des zones les plus saturées de la région. Donc oui, il faut le tram. Mais pas un projet bricolé. Sur l’idée que des habitants de cités sensibles seraient « connectés » au centre ? Je comprends l’inquiétude, mais il faut aussi regarder la réalité. Beaucoup d’actifs vivent dans la vallée du Paillon et travaillent à Nice.







À propos du Tramway ligne 5. Il y avait une solution simple et économique, celle d’utiliser la ligne de chemin de fer existante. Seule modification, les machines à adapter aux écartements de la voie et quelques tronçons avec des voies parallèles pour le croisement !! À suivre
Je partage tout à fait votre constat monsieur Chaix Bernard une bonne partie des quartiers niçois, croupissent dans la saleté, l’insécurité
Comme si on les avait oubliés.
Un changement de Mairie s’impose pour redonner un peu de dignité à la ville où je suis née
Viva Nissa