Un esprit préservé. Le courant baroque a rayonné du XVIe au XVIIIe siècle, mais à Nice, ses trésors sauvegardés s’admirent encore. Il s’inscrit pleinement dans le patrimoine architectural et religieux de la capitale sudiste.
Sa naissance remonte à la fin du XVIe siècle. Parti d’Italie à cette époque, le courant baroque a perduré jusqu’à la fin du XVIIIe siècle. Une période extrêmement riche dans plusieurs domaines, dont l’art et l’architecture, ce qui se ressent fortement à Nice. De fait, l’esprit de cette ère perdure dans la Baie des Anges à travers de remarquables monuments.
Plusieurs exemples illustrent l’importance de ce mouvement dans la capitale maralpine, touchant à la fois à la culture, à la religion et à l’urbanisme. De somptueux témoignages de la grande richesse du patrimoine niçois.
Avec le Palais Lascaris, Nice a son petit Versailles
Le « Petit Versailles » de Nice, notamment, est un incontournable. On parle ici du Palais Lascaris situé au cœur du centre historique. À présent, il s’agit d’un extraordinaire musée consacré à l’art et aux instruments de musique anciens. Il fut édifié à partir de 1648, pour devenir la résidence de la famille Lascaris-Vintimille jusqu’en 1802.
Joyau du style baroque, il est entre les mains de la municipalité depuis 1942. C’est elle qui s’est d’ailleurs chargée de le restaurer. Que peut-on y admirer ? À l’intérieur, un magistral vestibule et un escalier d’apparat. Un site décoré avec opulence, entre trompe-l’œil, statues, balustres et arcades.
Les salons du premier étage sont aussi somptueux, ornés de dorures et de tapisseries. Comment passer à côté des plafonds ? Un cours en accéléré sur la mythologie. Le tout associé à du mobilier raffiné, comme dans un doux cocon.
La cathédrale Sainte-Réparate, dans le coeur des Niçois
Elle fait partie des sites les plus visités de la localité. La cathédrale Sainte-Réparate fut bâtie au XVIIe siècle. Classée monument historique depuis 1906 et restaurée en 2011, il s’agit tout simplement d’un petit bijou architectural. Elle se glisse parfaitement parmi la dizaine de hauts lieux catholiques environnants : la chapelle de la Miséricorde et les églises Saint-François-de-Paule et du Jésu, pour ne citer qu’elles.
Dès le premier regard, avec sa façade dotée des quatre saints fondateurs de l’Église de Nice, on ne peut qu’être attirés. On remarque pareillement les milliers de tuiles vernissées de couleurs jaune, vert, ocre, emblématiques de cette époque et de la région. De quoi faire resplendir merveilleusement la surprenante coupole.
En son sein, on voit défiler les chapelles latérales, toutes différentes et agrémentées de peintures anciennes. Tout cela en harmonie avec l’ensemble de l’édifice. On retient également les orgues, instruments du festival de musique qui s’y déroule chaque été.
L’incontournable place Garibaldi
La place Garibaldi est un passage obligé. Animée, elle dispose d’une ribambelle de trésors, tels que la statue monumentale du général Guiseppe Garibaldi, mais aussi la chapelle Saint-Sépulcre et ses colonnes antiques qui s’intègrent parfaitement au paysage.
Lors de sa grande rénovation en 2012, les architectes se sont appuyés sur des archives de l’ancienne place royale au XIXe siècle. Les murs des immeubles et des commerces sont resplendissants et complétés par des trompe-l’œil.
Pour apprécier l’ambiance qui s’y dégage, et ainsi se plonger dans l’art de vivre azuréen, rien de mieux que de s’arrêter quelques instants sur l’une des terrasses ombragées par ce chef-d’œuvre de la période baroque.










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