Municipales 2026. Unis pour Nice, la formation du PS, des Verts et des communistes, propose un « choc d’exemplarité » pour moraliser l’exercice du pouvoir à la mairie.
Dans une ville qui s’est constituée une réputation folklorique au cours des années 1980, c’est désormais le passage obligé de chaque campagne municipale : les propositions des candidats pour garantir l’éthique du personnel politique.
Dans cette quête du « laver plus blanc que blanc », la liste de la gauche écologiste dévoilait cette semaine une longue charte des valeurs, avec une palanquée d’interdictions. Dont une part équivaut à tailler un beau costume sur-mesure à l’équipe sortante.
Notes de frais et de représentation dans le viseur
« Par exemple, si nous gagnons en mars prochain, nous interdirons aux élus et à leur famille de recevoir le moindre cadeau - hors protocole - et cela devra être observé de près. Sinon, c’est un peu facile de nous dire ‘c’est pas moi, c’est ma femme’…» a ainsi entamé le colistier et ancien président d’Anticor Jean-Christophe Picard (EELV), au sujet de statues d’Orlinski offertes à l’épouse de Christian Estrosi selon Mediapart.
🔴 « Urbanisation, pistes cyclables, quartiers oubliés…»
— Nice-Presse · Top infos (@NicePresse) November 2, 2025
Contre la mairie, le réquisitoire de la gauche écologiste dans Nice-Presse Dimanche#Nice06 @JulietteChesnel
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Sans viser nommément des personnalités, le carré de tête d’Unis pour Nice s’est promis « d’éloigner la corruption du monde politique » en général, avec des dispositions communales en particulier. L’opposition devrait siéger, par exemple, dans la commission d’appel d’offres, histoire de garder un oeil sur les contrats. Chaque café pris avec un lobbyiste devra être déclaré et rendu public en ligne.
Une commission de surveillance examinerait les remboursements accordés aux élus pour leurs notes de restaurants, de transports et d’hôtels et, dédicace manifeste au premier magistrat, il serait interdit d’exercer un rôle à la mairie et de pratiquer, dans le privé, des activités de conseil. Un sujet sur lequel Christian Estrosi s’était expliqué dans Nice-Presse il y a peu.
« Ça nous fait du mal de voir que Nice est encore si mal perçue »
Plusieurs points développent les questions d’exemplarité : garantir à l’opposition un temps de parole décent pendant les séances plénières, baisser de moitié la rémunération des adjoints, interdire les cumuls de fonctions avec d’autres collectivités pour l’édile (conseil départemental, Région, gouvernement, etc.) et proscrire l’octroi d’un nom de rue aux personnalités condamnées par la justice.
« Nice ne doit pas devenir un symbole de la corruption, comme on l’a risqué avec l’idée de donner au parvis de l’Hôtel des Polices le nom de Nicolas Sarkozy » souffle le communiste Julien Picot. « Ça nous fait du mal de voir que Nice est encore si mal perçue » abonde la tête de liste, Juliette Chesnel-Le Roux (EELV).
De même, celui qui aurait un casier judiciaire ne pourrait rejoindre le gouvernement local, ou devrait s’en mettre en retrait à la première mise en examen.
Tout comme les concurrents de la France insoumise et de Viva (avec lesquels « aucune alliance n’est prévue avant le second tour »), Unis pour Nice ne voudrait plus voir, selon son texte, les conseillers municipaux assister à des rendez-vous religieux et le maire ne renouvellerait plus le Voeu.
Alors que le sortant s’engageait vendredi au sujet de la démocratie directe, avec notamment des référendums programmés chaque année, la gauche écologiste propose de mobiliser 5 millions d’euros au titre d’un budget participatif dont se saisiraient directement les citoyens pour mener des initiatives d’intérêt public.







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