Dans cinq mois, les Niçois seront amenés à élire leur maire pour les six prochaines années. Voici ce que proposent, dans Nice-Presse, la gauche écologiste, l’extrême gauche (LFI) et Éric Ciotti (UDR-RN) avant les élections municipales sur les thèmes majeurs que sont l’insécurité, les transports et le logement.
Les 15 et 22 mars 2026, les Niçois seront appelés à élire leur futur maire. Christian Estrosi visera un quatrième mandat. Dans les urnes, il fera face à plusieurs listes, dont celle de son principal opposant, Éric Ciotti. Le représentant de l’Union des Droites pour la République (UDR), et allié du Rassemblement National, est en campagne depuis septembre.
Mais il ne sera pas le seul à tenter de lui ravir le fauteuil de premier magistrat… Parmi les autres postulants, il nous faut pareillement citer la France Insoumise et la gauche écologiste, entre autres. Le premier camp sera mené par Mireille Damiano, qui portera également les couleurs du collectif citoyen « Viva !». Le second sera conduit par Juliette Chesnel-Le Roux pour le Parti socialiste, les Verts et les communistes.
Transports, travaux… Ce que prévoient les candidats

Chacun aura confié à Nice-Presse ses premières propositions pour l’avenir de la commune sur des thématiques majeures. La mobilité tout d’abord, qui prend de la place dans cette bataille électorale. Pour les deux groupes de gauche, il faut par exemple en finir avec les transports en commun payants.
« La gratuité, ce n’est pas une lubie : c’est un choix politique. Le financement existe. D’abord, avec le versement-mobilité payé par les entreprises. Ensuite, la fin de certains gaspillages : on met des millions dans des contrats privés de sécurité ou dans des projets d’urbanisme pharaoniques, que l’on pourrait flécher vers ça », explique Anne-Laure Chaintron, troisième sur la liste LFI.
Pour Juliette Chesnel-Le Roux, cela passera par des concessions sur d’autres dossiers. « Il faut faire des choix. On ne peut pas dire, ‘on veut la gratuité’, mais consacrer des centaines de millions à des projets inutiles. La politique, c’est faire des arbitrages, c’est parfois dire ‘non’.»
Autre mesure portée par Éric Ciotti, qui concerne les usagers de la bicyclette. « Partout où il y aurait un risque de créer des thromboses pour les voitures, nous n’aménagerons plus de voies cyclables. Je ne suis pas l’ennemi du vélo et je n’ai pas de position dogmatique. Mais il faut du bon sens », a-t-il clamé. De quoi faire bondir l’association « Nice à Vélo ».
Sécurité, effectifs policiers… Quel avenir pour Nice ?

La sécurité, évidemment, est aussi sur toutes les bouches. Mireille Damiano se prononce contre le principe de sécurité privée, et donc du déploiement de vigiles de la Gaïda, qui est installée autour des HLM des Moulins et de Roquebillère.
« Les retours sont édifiants, avec des patrouilles (sic) qui ‘déambulent’ sans résultats probants, affirmait-elle. La sécurité est une compétence publique et doit le rester. Le ressenti de certains riverains, nous l’entendons, mais cela ne remplace pas une politique de fond, faite de prévention, de travail social. »
Avec le groupe LFI, elle souhaite par ailleurs « arrêter d’installer des caméras ». « Nous demandons un audit réel, quartier par quartier, sur les résultats : élucidations, coûts, usages. »
La gauche écolo, elle, veut « revenir à la proximité, insiste le socialiste Patrick Allemand. Nous défendons le retour d’une vraie police de quartiers, comme celle qui existait avant la réforme Sarkozy. » Quant à la vidéo surveillance, elle serait « conservée », tout en « en améliorant l’usage ». Mais on ne sait comment.
Très attendu sur ce sujet, Éric Ciotti entend « doubler les effectifs de la police municipale, pour arriver à une centaine d’agents quotidiennement mobilisés dans les rues. » Le chef de file de l’UDR veut « des patrouilles sur le terrain, en proximité », et surtout obtenir des renforts de nationaux : « une centaine de postes supplémentaires. » Afin de se montrer attrayant, il compte mobiliser « les biens communaux pour en réserver une part au logement » des forces de l’ordre.
Rénovation, équipements sportifs… La gauche juge Nice « en retard »

Pêle-mêle, nous pouvons également évoquer les projets de Juliette Chesnel-Le Roux concernant les rénovations des bâtiments. Cela passe par une meilleure « isolation des passoires thermiques » pour réduire « vraiment les émissions de gaz à effet de serre. » Elle se dresse contre le projet de future patinoire et privilégie la réhabilitation de l’existante, jugée « vétuste ».
Quant aux équipements sportifs publics, la présidente du groupe écologiste dans les collectivités niçoises déplore le retard de la localité azuréenne. « On n’entretient pas. Dans des villes comme Toulouse ou Strasbourg, on fait mieux. On doit équiper les quartiers. Nos clubs amateurs en ont vraiment besoin », clame-elle.
Enfin, à propos de l’économie locale, Éric Ciotti ambitionnait de nouer un partenariat XXL avec Monaco. Une « zone franche » avec la Principauté à retrouver dans la Plaine du Var, où des emplois monégasques seraient proposés avec les droits du travail, fiscal, social directement transposés du Rocher.
Christian Estrosi, grand absent… pour l’instant

Certes officiellement candidat à sa réélection depuis 2024, le maire sortant ne s’est pas encore vraiment lancé dans la campagne. Il le fera dans quelques jours, le 22 novembre, à l’occasion d’un meeting donné sur les quais du Port Lympia.
D’après les indiscrétions de Nice-Presse, confirmées par l’entourage de Christian Estrosi, quelques pistes sont confirmées pour ce qui est de son programme à paraître.
Un palais des expos à l’ouest. Un plan concret pour la « nouvelle promenade des Niçois », c’est-à-dire la rénovation de la zone piétonne Masséna. Une réhabilitation complète de la vieille ville, « comme Jacques Médecin en son temps » et un nouveau plan pour le Port, justement.
Un proche complétait : « On ne vous promettra pas que les grands chantiers sont terminés, puisqu’on l’avait dit en 2020 pour au final faire des trous partout dans le centre-ville (sourire). Mais cette fois oui, l’axe clé, ce sera la proximité, la qualité de vie, plutôt que les plus vastes opérations ».



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