La "Ligne Nouvelle", les Jeux olympiques d'hiver en 2030… Les chantiers sont nombreux en Provence-​Alpes-​Côte d’Azur, qui bénéficie d’une belle enveloppe pour améliorer ses transports.

Alors que les trans­ports en commun de la Région Sud, et notamment les TER, connaissent par endroits des diffi­cultés, cette annonce ressemble à une belle avancée. Début décembre, l’État et la collec­tivité régionale ont officialisé un accord à hauteur de 1,5 milliard d’euros pour la mobilité, sur une période allant de 2023-2027. 

Ce volet du contrat de Plan État-​Région (CPER) comprend entre autres une parti­ci­pation de la France de 385 millions d’euros. De quoi enfin moder­niser et améliorer les réseaux de Provence-​Alpes-​Côte d’Azur ? 

C’est en tout cas ce qui semble se préparer, princi­pa­lement pour le train. "Un tiers de l’enveloppe est consacré au ferro­viaire, pour le transport des personnes et du fret. C’est essentiel car c’est une mobilité qui est conforme sur le plan environ­ne­mental, a souligné la vice-​présidente de la Région, Véronique Borré, chez notre parte­naire BFM Nice Côte d'Azur, le 12 décembre. 

"Il y a des enjeux majeurs, notamment la liaison entre Marseille et Nice, sans oublier Menton. La ligne Breil également sera concernée afin qu’elle soit fiabi­lisée. Des travaux font être engagés pour améliorer notre réseau."

Améliorer la fiabilité des trains

Il sera question de limiter les retards, les annula­tions et autres désagré­ments pour les usagers. "Le premier objectif est de tendre vers une régularité optimale, a affirmé Véronique Borré. Puis, l’ouverture à la concur­rence (l’arrivée de Transdev en juin 2025, NDLR) doit servir à améliorer le caden­cement, à doubler la ligne entre Nice et Marseille, ainsi que d’augmenter le rythme entre Cannes et Nice pour aboutir à un 'RER métro­po­litain' en décembre 2024."

Néanmoins, il faut préciser que le projet de Ligne Nouvelle, n’entrera pas dans ce plan de subvention. "C’est autre chose, ce sont d’autres finan­ce­ments qui seront mobilisés".

Deux centres de maintenance à Nice en 2025

En revanche, quelques avancées sont à prévoir sur l’axe longeant la Côte d’Azur, celui-​là même qui suscite tant que de galères chez les voyageurs.

"Plusieurs raisons à cela, le matériel tout d’abord. Il doit être amélioré, et c’est pour cela que nous nous engageons à bâtir des centres de mainte­nance. Il y en aura deux à Nice, avec une livraison en 2025, a confié l’élue en charge de la Sécurité. C’est aussi au niveau de l’entreprise. Nous avons de nouveau rappelé la SNCF afin qu’elle engage des mesures fermes car en novembre, nous n’avons encore pas eu une assiduité optimale."

Par ailleurs, la ligne de Breil-​sur-​Roya va bien "continuer son service, puisqu'elle est impor­tante pour désen­claver le terri­toire." Sa situation interroge en effet plusieurs repré­sen­tants locaux, princi­pa­lement du fait de la fermeture de guichets en 2024. 

Enfin, Véronique Borré s’est exprimée sur les Jeux olympiques d’hiver 2030 et ce qu’ils impli­quaient pour les trans­ports dans la Région. 

"Une fois que notre candi­dature sera défini­ti­vement retenue, nous aurons la possi­bilité dans le cadre du CPER (le contrat Etat-​Région) d’aller chercher d’autres crédits pour hâter les livraisons, notamment la Ligne Nouvelle. Cela permet­trait que la phase 1 (1) soit terminée d’ici à 2030". 

"Nous pourrions aussi bénéficier de lois d’exception, qui ont pour vocation de réduire les délais, afin d’accélérer les procé­dures, a-​t-​elle expliqué. Je suis confiante sur le fait que l’on soit au rendez-​vous pour cet événement."


(1): La phase 1 de la Ligne Nouvelle porte, en partie, sur le réamé­na­gement du plateau de la gare de Marseille-​Saint-​Charles et des voies des faisceaux Est et Ouest qui y convergent, la création d'une nouvelle gare TGV à l'aéroport de Nice (dotée de 4 voies à quai) et des aména­ge­ments des navettes toulonnaises.

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