PARTIE 3/3. De l’arrivée du tramway à la métamorphose du littoral en passant par l’avenue du Général De Gaulle, Joseph Segura déroule dans Nice-Presse Dimanche une série de projets structurants qui vont transformer Saint-Laurent-du-Var d’ici à 2030. Le maire promet une ville « apaisée, moderne et connectée ».
- PARTIE 1… Caméras, arrêtés, police municipale… Les méthodes de Joseph Segura : « Saint-Laurent-du-Var doit rester une ville sûre, apaisée et exemplaire »
- PARTIE 2… Municipales à Saint-Laurent-du-Var, « union des droites », situation chez LR, fronde à la Métropole… La ligne de Joseph Segura dans Nice-Presse
Le tramway est l’un des projets les plus attendus à Saint-Laurent-du-Var. Où en sommes-nous ?
Le tram arrivera à Saint-Laurent-du-Var en 2027, ou 2028 au plus tard. Il traversera la ville par la RN7, desservira le centre-ville, la gare et l’Institut de cardiologie, qui deviendra une référence régionale. On parle de plus de 40.000 voyageurs par jour. Oui, il y a eu du retard, à cause des crises successives, entre le Covid ou la tempête Alex. Mais nous sommes dans les clous.
Ce tram, c’est le cœur d’un nouveau modèle de déplacement, avec le train, le vélo, les parkings de covoiturage et une offre multimodale complète. La voiture restera utile, évidemment, surtout ici, mais il faut diversifier les mobilités. Nous préparons 83 places provisoires près de la gare avant la création d’un parc relais de 300 places.
Les Azuréens restent attachés à la voiture… Croyez-vous vraiment à un changement des habitudes ?
C’est une question de moyens. On ne changera pas tout du jour au lendemain, mais le tram va créer un réflexe nouveau. Quand il est arrivé à Nice, beaucoup doutaient. Aujourd’hui, il a allégé la circulation. Nous devons aussi offrir des solutions crédibles, entre stationnement, covoiturage et liaisons directes. Saint-Laurent-du-Var est l’une des gares les plus fréquentées de la région, avec une hausse de 5 % entre 2023 et 2024. C’est un signe. Les gens veulent se déplacer autrement.
L’autre grand chantier, c’est la requalification de l’avenue du Général de Gaulle. Sera-t-elle livrée à temps ?
Les travaux sont presque terminés, avec une livraison mi-décembre. Cette avenue, c’est la colonne vertébrale de la ville. On refait tout : trottoirs, réseaux, éclairage, végétalisation, piste cyclable, mobilier urbain. Les commerçants ont souffert, je le sais, je marche en ville tous les jours. Mais le résultat sera à la hauteur, avec plus de sécurité, plus de fluidité et un cadre plus agréable.

Pour les commerçants, le stationnement reste le nerf de la guerre. Qu’avez-vous prévu ?
C’est crucial, d’où la création du parking provisoire de 83 places, en attendant le grand parking du tram. Et avec le projet du Square Bènes, nous aurons des stationnements souterrains qui renforceront l’offre.
Justement, autre projet structurant : le Square Bènes. En quoi est-il vital pour la commune ?
C’est un symbole fort. Quand je suis arrivé en 2014, c’était un point noir, un terrain abandonné avec des rats et une fontaine délaissée. Nous avons voulu en faire un vrai lieu de vie, une centralité que Saint-Laurent-du-Var n’avait pas. 4.500 m² de parc, 55 logements, 1.200 m² de commerces en rez-de-chaussée. Il y aura une grande fontaine au centre, un cours d’eau lumineux, des terrasses, une brasserie, un glacier, un salon de thé, une enseigne qui draine du monde… La première partie sera livrée fin décembre, la seconde au premier trimestre 2026.
Les immeubles HLM du « Point du Jour » sont détruits, le quartier s’apprête à être rebaptisé « Porte de France ». Comment avance le projet ?
C’est un engagement de campagne de 2014. Ce quartier, on en parlait depuis vingt ans, sans rien faire. Avec Côte d’Azur Habitat (le principal bailleur social du 06, NDLR), nous avons démoli cinq tours sur huit depuis 2019, après avoir relogé plus de 200 familles. Ce n’est pas rien.
Le futur quartier « Porte de France » reconnectera Saint-Laurent avec son histoire, celle du fleuve, de la frontière avec le comté de Nice, de cette porte de France symbolique. On y trouvera logements, zones commerciales, activité touristique, et surtout un grand parc de 10.000 m² connecté au parc départemental du Var. Le chantier complet s’étendra sur trois à cinq ans après la destruction totale du « Point du Jour.»

Et le Moulin des Pugets, qui mobilise les riverains ?
C’est un magnifique patrimoine local, mais dans un état déplorable. Sa restauration coûterait plusieurs millions d’euros. Nous avons refusé toute construction autour. Je veux préserver le site pour un projet culturel ou touristique. Nous avons même créé une commission citoyenne pour réfléchir. Soyons clairs, la commune seule ne peut pas financer. Il nous faut un partenaire privé, un mécène ou un acteur institutionnel.
Vous engagez également une profonde refonte du port. Avec quelle vision ?
Le port ne doit plus être un parking à ciel ouvert. La CCI deviendra délégataire en 2026, pour garantir un port plus végétalisé, plus clair, plus sûr. Je veux des établissements distincts avec des restaurants d’un côté et des établissements de nuit de l’autre. Et avec des noms plus dignes ! Il faut en finir avec les clichés et les références au narcotrafic, comme l’Escobar ou Le Cartel. Ce sera un port du XXIᵉ siècle, prolongé par le littoral requalifié, les Flots Bleus, jusqu’à Cap 3000. À terme, la station d’épuration partira aussi à Nice. Nous aurons des plages encore plus propres.





Il n’y en a que pour le tram. Il faut penser aussi à la SNCF qui fera le double emploi avec le tram. Il faut penser aussi à mettre un ascenseur pour les usagers de la SNCF comme à St Augustin et à Cagnes. A bon entendeur !!!