Certes battus au second tour dans les première et troisième circons­crip­tions des Alpes-​Maritimes, Olivier Salerno (LFI) et Laure Quignard (PS) ont souligné l'avance nationale du Nouveau Front populaire pour ces législatives. 

C'est une photo­graphie totalement diffé­rente de celle obtenue dans l'ensemble du pays. Dimanche soir, six des neuf circons­crip­tions maral­pines sont revenues au Rassemblement national et à ses alliés.

Le premier secteur a été gagné par Éric Ciotti, tandis que ses camarades LR soutenus par le RN, Bernard Chaix et Christelle d'Intorni se sont imposés dans la troisième et la cinquième circons­cription. Les marinistes ont de leur côté remporté les deuxième (Lionel Tivoli), quatrième (Alexandra Masson) et sixième (Bryan Masson) terri­toires des Alpes-​Maritimes, pour certains dès le 30 juin.

Concernant les trois dernières circons­crip­tions, les septième, huitième et neuvième, elles reviennent à trois membres du "canal histo­rique" des Républicains, en opposition au RN : Eric Pauget, Alexandra Martin et Michèle Tabarot. La gauche et son Nouveau Front populaire n'ont donc pas réussi leur pari dans notre dépar­tement, au contraire du résultat glané en France. 

Car c'est bien le NFP qui est arrivé en tête dans l'Hexagone, avec 182 sièges estimés, devant le parti prési­dentiel Ensemble (168 sièges) et le Rassemblement national et ses alliés (143 sièges). La défaite des candidats de gauche sur le sol maralpin passait donc un peu au second plan dans les discours d'Olivier Salerno (France Insoumise) et Laure Quignard (Parti socia­liste), respec­ti­vement battus dans les premier et troisième secteurs.

Éric Ciotti, "n'a pas progressé", estime Olivier Salerno

Le premier s'est exprimé face à ses soutiens à l'issue des résultats du scrutin du 7 juillet. "Quel soula­gement", a-​t-​il déclaré avant de critiquer les condi­tions "déplo­rables" de l'élection. "Il y a eu une magni­fique mobili­sation du peuple français et la défaite du président de la République est confirmée, a-​t-​il souligné. Le Nouveau Front populaire est la première force repré­sentée à l'Assemblée prête à gouverner, et ça, c'est un énorme espoir."

Olivier Salerno a ensuite estimé que son concurrent dans le premier secteur niçois, Éric Ciotti, "n'a pas progressé" malgré sa victoire avec 45,14% des voix. "Il a atteint un plafond de verre", a-​t-​il affirmé. Lors de sa prise de parole, le repré­sentant LFI s'en est aussi pris à Graig Monetti (Horizon, coalition prési­den­tielle), arrivé troisième, et qui porte selon lui "l'entière respon­sa­bilité du succès du RN dans la circons­cription". "Il s'est passé quelque chose de durable et de profond durant cette campagne, il faut qu'on en ait conscience, a-​t-​il fini par lâcher. Nous sommes deuxièmes, mais on a gagné."

"Une réussite solidaire collective" pour Laure Quignard

La teneur des propos est peu ou prou la même chez Laure Quignard. Dans un texte publié sur X (ancien­nement Twitter), elle a "félicité les électrices et les électeurs qui se sont mobilisés pour que le pire n'arrive pas". Deuxième dans sa circons­cription, derrière Bernard Chaix, elle n'est pas parvenue à profiter du désis­tement de Philippe Pradal, qu'elle "remercie pour sa loyauté républi­caine", pour doubler le candidat LR (53,71% des suffrages pour son adversaire). 

Mais Laure Quignard retient davantage la "réussite solidaire collective pour le bien commun et l'intérêt général" qui a mené, ailleurs, à la victoire du NFP. 

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