Longtemps première, Nice s’affiche toujours dans le top 10 des cités qui agissent le plus pour les animaux, selon plusieurs palmarès.

Ce sont des mots forts rédigés par Henry-​Jean Servat, ancien élu niçois délégué au bien-​être animal, qui ont mis en lumière le rapport publié par l’association L214.

Celui-​ci désigne les meilleures communes de l’Hexagone selon leurs actions pour la condition des bêtes. Il concerne 134 localités françaises.

À la lecture des résultats, celui qui était jusqu’en juin dernier dans l’exécutif local de Christian Estrosi avant d’en être écarté s’est dit "effondré". "J’avais fait de Nice la ville de France où il faisait le mieux vivre avec son animal, pendant deux années de suite. Six mois après le retrait de mes déléga­tions, Nice plonge, déjà, en queue de peloton. J'ai honte et j'ai peur", a-​t-​il commenté sur X (ancien­nement Twitter) le 8 décembre.

Concernant les palmarès évoqués, Henry-​Jean Servat fait référence aux publi­ca­tions annuelles de 30 millions d’amis en 2021 et 2022, qui avaient classé la capitale maritime comme étant la meilleure cité dans laquelle il fait bon vivre avec son chien. 

Un statut qui a néanmoins tendance à vaciller ces derniers mois, puisque toujours d’après le magazine spécialisé, nous sommes passés derrière Lille au classement 2023, mais pour très peu. D’autres études de la plate­forme Savoo.fr et du Figaro plaçaient notre agglo­mé­ration très haut, dans le top 5 français. 

Nice 8e

Rien de très alarmant donc pour le bien-​être de nos compa­gnons. Et pour en revenir au travail de L214, qui inquiète grandement l’édile, ce dernier classe Nice au 8e rang, entre Bordeaux (7e) et Lille (9e), avec 44% de progression au sujet des objectifs "Une ville pour les animaux". 

Le terme "plonger" utilisé par Henry-​Jean Servat semble donc parti­cu­liè­rement sévère, d’autant qu’il est difficile de dresser un parallèle entre les deux enquêtes qui n’ont pas les mêmes critères. 

Lorsqu’on entre dans le détail des notes, on voit que notre commune a obtenu un plutôt moyen 8,75 sur 20, mais qu’elle a rempli une bonne partie de ses objectifs dans les catégories "moyens insti­tu­tionnels" et  "animal en ville". En revanche, il reste d’après l’organisme des choses à faire sur la "végéta­li­sation", la "commande publique" et la "commu­ni­cation grand public". 

Il convient également d’ajouter que si l’ancien journa­liste s’est vu retirer ses déléga­tions le 22 juin dernier, c’est un peu de son travail qui est jugé dans cette étude car les données ont été analysées sur de longs mois. Si Nice avait en effet perdu pied, cela aurait donc été lié… à sa propre action politique.

Des objectifs à réaliser d'ici à 2026

Parmi les mesures prises en compte et réalisées par Nice, nous avons "attribuer une délégation condition animale à une ou un membre du conseil municipal", à savoir le docteur Richard Chemla, la colla­bo­ration avec les associa­tions pour la gestion des chats des rues, ou encore les festi­vités en lien avec les animaux.

A contrario, il manque pour satis­faire L214 une option végéta­rienne quoti­dienne dans les cantines scolaires, un plan d'action spéci­fique à la condition animale, mais aussi un ou des vœux de la Mairie pour la chasse, la pêche ou les bêtes d'élevage. 

L’organisme a défini ses indica­teurs en 2020, et souhaite encou­rager les élus à les intégrer dans leur politique d’ici aux élections de 2026. Pour l'heure, Grenoble arrive en tête avec 75% des missions accomplies. 

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