Aurélien Pradié, démis de ses fonctions de numéro 2 des Républicains, a dénoncé dimanche une décision « contraire à l’exigence du rassemblement et au respect de tous les adhérents », tout en affirmant qu’il resterait « fidèle » à son parti.
Evincé samedi par le président Eric Ciotti après avoir exprimé à plusieurs reprises des positions à contre-courant de son parti sur la réforme des retraites, le député du Lot a assuré dans un communiqué préférer sa « liberté de conviction à un poste quelconque ».
« La décision annoncée par un communiqué de presse laconique du Président des Républicains est contraire à l’exigence du rassemblement et au respect de tous nos adhérents », a-t-il encore écrit, précisant qu’il « reste et resterai(t) toujours fidèle à (s)a famille politique ».
Maintenant une ligne intransigeante, notamment sur la prise en compte des carrières longues, M. Pradié menaçait de ne pas voter la réforme en examen à l’Assemblée, alors même que la direction de LR semblait avoir conclu un accord avec le gouvernement.
« Je refuserai toujours que la droite devienne peu à peu la béquille conciliante de la macronie », a notamment fustigé dimanche M. Pradié, en dénonçant « des négociations d’arrière-cuisine politique ».
Le député du Lot, qui réclamait notamment que personne ayant débuté avant 21 ans n’ait pas à cotiser plus de 43 ans pour partir à taux plein, avait fini par obtenir gain de cause auprès de son groupe vendredi.
« Ce soir-là, nous avons réussi à rassembler toutes les oppositions et une partie de la majorité derrière notre position. Nous devons en être fiers », a plaidé ce chantre d’une « droite populaire », répétant que la réforme restait « injuste et mal préparée ».






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