À Marseille, l’effondrement du service de suivi des immeubles insalubres

Photo : Matthieu Joannon

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Le service sécurité des immeubles de Marseille, chargé de l’inspection des “immeubles indignes, insalubres ou en péril” lance “une alerte à l’administration” concernant des “dysfonctionnements graves” les empêchant d’assurer leurs actions correctement

SOCIAL — Ils sont au bout du rouleau. Des architectes et ingénieurs dénoncent ces derniers jours de “graves dysfonctionnements” de l’autorité en charge de la surveillance, de l’inspection et du suivi des immeubles phocéens.

Ils ont adressé “solennellement” à la direction de l’administration de la Ville et à l’adjoint au maire délégué à la prévention et à la gestion des risques, un courrier de 5 pages dont les journaux “Le Ravi” et “La Marseillaise” se sont fait l’écho.

Ils y détaillent de “grandes difficultés [qui] rejaillissent sur notre sécurité et celles des administrés.”

“À ce jour, il existe 2.600 signalements environ non traités et nous ne pouvons subvenir qu’aux immeubles les ‘plus dangereux’, compte tenu du nombre limité d’agents.”

Cette situation bloquerait les procédures d’évacuations “immédiates” ou de suivi des “travaux d’urgence à réaliser lors d’un péril grave et imminent”.

La procédure de validation et de signature (par le maire) est notamment pointée du doigt : elle durerait “plusieurs jours, voire plusieurs semaines “. Ce délai “remet en cause de manière significative la sécurité des occupants” et pourrait engager la responsabilité pénale de la Ville, mais aussi celle des architectes et ingénieurs.

Un drame similaire à l’effondrement des 63 et 65 de la rue d’Aubagne aurait donc des chances significatives de se répéter.

“Personnels éreintés, burn-out”

“Force est de constater que nombre d’immeubles en péril (grave, éminent ou ordinaire) ne sont pas pris en charge par le maire et que cette situation pèse toujours plus sur la sécurité publique” poursuit le service dans sa lettre.

Les professionnels du bâtiment notent “80 immeubles en péril grave et imminent non suivis ; 150 immeubles en péril grave et imminent antérieurs au 5 novembre 2018 ou encore 180 immeubles en péril ordinaire non suivis.” Glaçant.

Dans ce courrier, on découvre également un cadre de travail lourdement dégradé, avec “des agents et personnels éreintés, en arrêt maladie pour certains, proches du burn-out pour d’autres.”

Source : La Marseillaise

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