Comme toutes les grandes manifes­ta­tions désormais, le Carnaval niçois doit intégrer à sa prépa­ration une dimension environ­ne­mentale. Voici ce qui est fait pour préserver notre planète durant cet événement iconique. 

Vous l’attendez avec impatience. Dans quelques jours, le samedi 17 février, sera donné le coup d’envoi du Carnaval de Nice, l’un des rendez-​vous phares de la Côte d’Azur. Jusqu’au 3 mars, vous pourrez profiter des très nombreuses anima­tions prévues, gratuites ou non, dans toute la ville.

Parades de chars, exposi­tions, batailles des fleurs, le Village, le Lou Queernaval et bien d’autres sont programmés durant deux semaines pour le plus grand plaisir des visiteurs. 200.000 curieux et curieuses étaient venus observer le spectacle niçois en 2023.

Sur le thème de la pop-​culture, l’événement promet à nouveau de belles choses cette année, tout en souhaitant respecter au maximum l’environnement et limier l’impact d’une telle manifestation.

Les structures des chars sont réutilisées

C’est ainsi que toutes les plate­formes des quadriges sont réuti­lisées d’une édition à l’autre, ce qui permet de limiter le besoin de fabri­cation. Le mot d’ordre : "tout ce qui est récupé­rable est récupéré". La tête du Roi, entre autres, est conservée, comme un témoi­gnage du patri­moine du Carnaval.

Il en est de même pour les autres grosses figures, qui sont distri­buées aux commer­çants l’année d’après (plusieurs sont d'ailleurs exposées notamment dans le Vieux-​Nice). Les vérins et la motori­sation, qui sont récupé­rables, re-servent.

Autre point, instauré dans le cadre de la colla­bo­ration entre la Ville et les Carnavaliers, ces derniers ont l’obligation de respecter une charte dite d'éco-manifestation. Elle prévoit une impor­tante utili­sation de projec­teurs à faible consom­mation, de produits biodé­gra­dables ou à classi­fi­cation environnementale. 

L’accent est aussi mis sur le recyclage et la récupé­ration, à l’image des éléments en papier, polyester et résine, qui vont à la déchet­terie se préparer à une deuxième vie.

Nous pouvons prendre en exemple du polystyrène, la matière première utilisée pour créer les montures. Lors de la confection des chars, de grosses machines aspirent la poussière émise par le robot chargé de façonner et de sculpter les décors et person­nages. Tout cela est trans­formé en bûchettes, qui, une fois la fête terminée, sont récoltées pour redevenir de nouveaux des blocs de polystyrène.

Des expérimentations de moteurs électriques

Ajoutons qu’en 2024, pour la première fois, des canons à confettis et serpentins biodé­gra­dables seront utilisés, parti­cipant à l’amélioration écolo­gique de la manifestation. 

Pour le futur, certaines idées commencent à prendre forme. On peut citer l’expérimentation de trois moteurs électriques dans les plate­formes dédiées aux batailles fleuries. La raison de ce choix, des machines plus petites et moins lourdes. Cette innovation pourrait être ensuite développée pour le reste du transport carnavalesque.

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