En partenariat avec l’association G-Addiction, la Ville de Nice lance un « escape game » ayant pour vocation de faire évoluer les mentalités en faveur de l’égalité femmes-hommes.
Des indices cachés, des clés pour ouvrir des coffres-forts, des documents à décrypter… Ce vendredi 29 juillet, un « escape game » dédié à la lutte contre le sexisme et les violences intra-familiales s’est tenu dans la salle du conseil municipal de la mairie.
Développée par l’association G-Addiction, l’initiative a pour objectif d’informer sur les structures d’aide aux victimes, d’aborder les conditions du respect mutuel, ainsi que de lutter contre le harcèlement et les propos dégradants.

Pour cette première, trente-neuf jeunes de quatorze à vingt ans et venant des associations P@JE, la Mission Locale, l’École de la 2ème Chance, Casa di Cabo Verde, et du centre social Le Village, ont donc mené l’enquête guidés par des animatrices.
Cause nationale
« Ils résolvent une énigme en équipe » détaille Quentin Matton, président de l’association G-Addiction. « Ils ont le même objectif : avoir plus d’égalité entre les filles et les garçons. On retrouve une cohésion de groupe. Ils font corps autour d’une grande cause nationale. » Ainsi, les participants se sont glissés dans la peau d’élus sur sur le terrain.
Quatre espaces ont été déployés : un tribunal pour apprendre les lois sur l’égalité, une salle de classe pour parler des violences sexistes à l’école, un terrain de foot pour aborder les inégalités dans le monde du sport, et enfin une chambre afin d’évoquer les violences intra-familiales.

Sensibiliser les jeunes
« C’est important de pouvoir sensibiliser les jeunes sur ces thématiques. Mais aussi de les associer, de leur permettre d’être force de proposition » détaille l’adjointe au maire Maty Diouf. « Ce sont les citoyens de demain, c’est important qu’ils puissent s’impliquer. »

Parmi les ados, Thomas Laghouati : « c’est intéressant et c’est bien d’y participer. On est tous pareils et égaux. » Pour Hayat Bachir, même constat : « on apprend beaucoup de choses. On voit vraiment les inégalités qui existent encore aujourd’hui. »
En septembre, cet « escape game » sera déployé dans différents collèges et lycées de notre cité.






