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Coronavirus : dans les Alpes-Maritimes, la pauvreté en circulation active

Avec la crise sanitaire, la précarité s’étend en France et en particulier dans les Alpes-Maritimes, d’après les données avancées par plusieurs associations.

EN CHIFFRES — Les chiffres, dramatiques, ont doublé. Depuis la rentrée, le Secours populaire des Alpes-Maritimes est passé de 5.000 à 10.000 bénéficiaires. Dans notre département, Les Restos du Cœur estiment, eux, accueillir entre 10 et 20% de personnes en plus par rapport au premier confinement de mars.

Au niveau national, environ 60% des gens qui demandent de l’aide “n’avaient jusqu’ici jamais eu recours à la solidarité et aux services sociaux”. Chez nous, chiffre atteint 85%, d’après le Secours catholique.

Qui tombe le plus dans la précarité sur la Côte d’Azur? Beaucoup de travailleurs indépendants ou des commerçants frappés par la crise sanitaire et économique. Les professionnels du tourisme, de l’évènementiel, dont les contrats sont peu protecteurs, souffrent particulièrement.

Les impayés accumulés, les loyers dans la majorité des cas, s’élèvent à 916 euros chez les Azuréens, contre 750 euros en France. Pour beaucoup, déjà sur la ligne de crête en milieu ou fin de mois sont irrémédiablement passés sous le seuil de pauvreté pendant la crise.

La situation des étrangers est aussi encore plus alarmante dans les Alpes-Maritimes qu’ailleurs dans le pays : 67% d’entre eux sont pauvres ici, contre 45% au niveau national. Un état de fait qui s’explique par notre proximité avec la frontière.

Les migrants sont encore plus livrés à eux-mêmes que d’habitude, malgré tout le coeur mis par les ONG pour les recueillir, alors que certains centres d’accueil ont fermé. Ceux d’Afrique et des pays de l’Est représentent la majorité des précaires étrangers.

En mars dernier, 1.500 Philippins, pour l’essentiel des marins ou des employés de maison, se sont retrouvés sans travail du jour au lendemain, livrés à la rue.

Les associations, souvent débordées, sont à pied d’oeuvre pour venir en aide au plus grand nombre. Les pouvoirs publics se mobilisent également. Début novembre, la région Sud PACA a débloqué 350.000 euros pour soutenir les Banques alimentaires et les Restos du cœur. L’Union européenne, elle, a dévoilé un plan de 870 millions d’euros d’aide alimentaire pour l’Hexagone, étalé sur sept ans.

D’après le Secours catholique, la France franchira la barre des dix millions de pauvres en 2020.

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